Le dossier de création d’un groupe d’expertise, entre la Société algérienne d’expertise, filiale de la SAA, et Expertise Algérie, appartenant à la Compagnie algérienne d’assurances et de réassurances (Caar), la Compagnie centrale de réassurances (CCR) et la Compagnie algérienne des assurances transports (Caat), a été soumis au Conseil national de la concurrence (CNC).

Sollicité hier par nos soins, Amara Zitouni, président du CNC, annonce «qu’une fois le dossier enregistré, on statuera dans les trois mois qui suivent». Plus précis, il indique que l’Ordonnance n° 03-03 du 19 juillet 2003 modifiée et complétée, relative à la concurrence, oblige les entreprises qui veulent fusionner pour devenir une seule de passer par le CNC. Citant l’article 15 de ladite Ordonnance, qui parle des concentrations économiques, le même responsable souligne que le Conseil qu’il préside entamera la procédure prévue par la loi et étudiera s’il y a un risque de position dominante. Précisant que c’est l’abus de cette position qui est prohibé. «Les concentrations qui sont de nature à porter atteinte à la concurrence, en renforçant notamment la position dominante d’une entreprise dans un marché, doivent être soumises par leurs auteurs au Conseil de la concurrence qui prend une décision dans un délai de trois mois», indique l’article 17 de la même Ordonnance. Enchaînant, M. Zitouni dira que cet abus peut avoir des conséquences sur le prix, la qualité et l’offre. En cas de rejet d’un dossier, explique-t-il, les entreprises qui veulent fusionner peuvent faire un recours auprès du Conseil d’Etat. Et d’ajouter : «Le Gouvernement peut passer outre la décision du CNC si l’intérêt général est justifié.» Mais, poursuit M. Amara, cet «intérêt général, n’est pas défini». Pour sa part, Nacer Saïs, P-dg de la SAA, avait expliqué qu’«on enregistre des va-et-vient d’informations demandées par le Conseil national de la concurrence auquel le dossier est soumis pour aval. Une fois le dossier validé par le CNC, on passera par l’Assemblée générale des sociétés concernées pour valider définitivement le produit et le rendre effectif». A propos de la finalité de ce groupe, le même responsable indique qu’il permettra d’élargir, outre les accidents automobiles, son champ d’intervention au pétrole, gaz, à l’aviation et au secteur maritime. Pour ces secteurs, précise M. Saïs, l’Algérie a toujours sollicité, en cas de sinistres, les experts internationaux. D’autre part, il convient de souligner que la Société nationale d’assurances s’est récemment jointe au Club économique algérien (CEA) pour créer un partenariat de rapprochement et d’actions afin d’œuvrer de concert à la valorisation des potentialités économiques dont regorge l’Algérie. Lors de son allocution, Nacer Saïs a fait part de l’entière satisfaction de la SAA quant à la signature de cette convention, qu’il a qualifiée de «globale», sachant qu’elle touche un large éventail d’actions de rapprochement en cours et à venir, avec les différentes institutions économiques du pays. Cette initiative, a-t-il précisé, est compatible avec la stratégie d’ouverture de la SAA, «leader incontestable du marché des assurances en Algérie»