Le 7e Forum sur les droits de l’Homme s’est ouvert, aujourd’hui, au Centre de documentation et d’information sur les droits de l’Homme (CDDH) de Béjaïa. Organisé par la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH)

, cet événement qui s’étalera jusqu’au 10 du mois en cours, se décline en une série de conférences-débats et tables rondes qu’animeront des défenseurs des droits humains, des juristes et enseignants universitaires, des syndicalistes autonomes, des militants politiques et des acteurs de la société civile.

Outre les responsables de la LADDH, des animateurs d’Amnesty International (AI), du Rassemblement action jeunesse (RAJ), du Conseil des lycées d’Algérie (CLA) et enfin du Comité de solidarité avec les travailleurs de la wilaya de Béjaïa, devraient intervenir dans ces rencontres-débats qui s’inscrivent dans le cadre de la double célébration du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (1948) et le 20e anniversaire de la déclaration de l’ONU pour la protections des défenseurs des droits humains.

La nouveauté pour cette année, le programme d’activités concocté par les organisateurs prévoit des manifestations en dehors de la wilaya de Béjaïa, notamment à Alger, à Tizi-Ouzou et à Biskra.

A cela s’ajouteront quelque 17 conférences-débats programmées dans plusieurs localités de la wilaya de Béjaïa, dont Ighil Ali, Ighram, Akbou, Seddouk, Beni Maouche, Timezrit, Akfadou, Chemini, Tala Hamza, Tichy et au niveau des résidences universitaires de Béjaïa et d’El-Kseur, au siège du CCDH, au Campus d’Aboudaou, ainsi qu’au théâtre régional Abdelmalek Bouguermouh de la ville des Hammadites.

Selon Saïd Salhi, vice-président de la LADDH, « ce double anniversaire revêt un caractère particulier, puisqu’il intervient dans une conjoncture des plus difficiles pour les droits de l’Homme, lesquels ne sont ni respectés, ni appliqués. ».

Lors de son intervention, à l’ouverture de ce 7e forum, M. Salhi a tenu à souligner que « les droits de l’Homme est l’affaire de tous et concernent tout le monde ». Avant d’ajouter que depuis 2016, « l’acte de militer pour les droits de l’homme en Algérie, devient un exercice pénible, voire risqué ».

« Au-delà des pressions et des intimidations que subissent quotidiennement les militants sur le terrain, il s’avère que les activités de notre Ligue sont boycottées par les médias publics ».

L’orateur rappellera, au passage, l’interdiction qui frappait les 5e et 6e éditions du Forum des droits de l’Homme.

Le comble des paradoxes pour M. Salhi, est que « l’administration nous a interdit, sans motif, de célébrer la Déclaration universelle des droits de l’Homme, alors que celle-ci est accrochée au niveau des commissariats de police à l’échelle nationale ! ».

C.A. M.