Reporters : Parmi les projets saoudiens en Algérie, inaugurés aujourd’hui, figure celui de l’usine de médicaments Tabuk Pharmaceuticals. Que pouvez-vous nous dire à propos de ce projet ?

Boualem Boufelkit : Tabuk Pharmaceuticals est un groupe saoudien spécialisé dans l’industrie pharmaceutique et produit plusieurs types de traitements. Il a investi en Algérie à travers une usine à Blida qui entrera en service dès le premier trimestre 2019 avec deux produits destinés au traitement en cardiologie et le système nerveux.


S’agit-il d’une société mixte ?

Non, c’est une société 100% saoudienne, mais de droit algérien. Les fonds appartiennent aux Saoudiens et l’investissement est de l’ordre de 24 à 25 millions de dollars. Je précise que nous étions déjà en place avant l’instauration de la règle 51/49 sur l’investissement. Nous sommes donc présents en Algérie en tant que filiale de Tabuk Pharmaceuticals. J’ajouterai que tout le personnel affecté à cette usine est algérien.


Et quel est son nombre ?

Une cinquantaine de personnes dans un premier temps.

Vous avez choisi d’entamer vos activités avec des médicaments destinés à la cardiologie et le système. C’est pour pallier un manque du marché algérien ?

Pas tout à fait. Mais les produits que nous avons choisis sont très demandés en Algérie où les maladies cardiaques et du système nerveux augmentent régulièrement. Nous avons choisi de ne pas aller là où d’autres sont déjà partis, et dans une seconde étape, nous comptons produire d’autres traitements comme ceux destinés au diabète