L’Algérie réclame un siège permanent et un autre non permanent pour le continent africain au Conseil de sécurité des Nations unies. Une réclamation qui s’inscrit dans le cadre des discussions sur les réformes du Conseil de sécurité

engagées par l’Assemblée générale des Nations unies. S’exprimant mardi à l’Assemblée générale de l’ONU, la représentante de l’Algérie Assia Jazaïry a insisté sur le fait que l’Afrique doit être représentée dans les deux catégories de membres au Conseil de sécurité, permanents et non permanents, avec le droit de veto s’il n’est pas aboli. «La Position commune africaine stipule que la réforme du système des Nations unies doit être inclusive et prendre en compte la nécessaire amélioration des relations entre les deux principaux organes que sont l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité», a-t-elle plaidé, citée par l’Agence de presse des Nations unies. Pour la représentante de l’Algérie, les négociations intergouvernementales constituent le forum approprié pour débattre de la réforme du Conseil de sécurité. «Le continent africain, qui a le plus grand nombre d’Etats et qui représente les trois quarts du programme de travail du Conseil de sécurité, reste mal représenté. Aucun siège permanent n’est occupé par un Etat africain», a souligné la représentante du plus grand pays africain en termes de superficie. L’Afrique réclame donc la place qui lui revient de droit et va continuer de défendre une réforme sensée qui rende le Conseil de sécurité plus adapté à l’évolution du monde et plus réactif aux défis émergents. Tous les pays africains soutiennent la revendication de l’Algérie qui date, de plus de deux décennies, rappelons-le. Notons que les discussions sur la réforme du Conseil de sécurité, entamées depuis plus de vingt ans, n’ont pas abouti à des avancées à signaler. Le droit de véto et les sièges permanents sont les deux points qui minent les discussions entre les Etats membres de l’ONU.A. S.