La maison de la Culture de Tindouf et la cité universitaire de cette ville accueillent, depuis avant-hier et jusqu’au 24 novembre, le Festival national universitaire de l’opérette, organisé par la direction des œuvres universitaires (DOU)

de Tindouf et dédié à Mohamed Boulifa. Parmi les spectacles qui seront présentés en compétition, «Wajaâ» (douleur), mise en scène par Driss Benhadid assisté par Sofia Senouci (qui a également signé la composition musicale et les textes chantés) qui ont coécrit, ensemble, cette pièce produite par Masrah en-Noussour de Tindouf. La pièce s’intéresse au personnage de Batoul, qui met au monde un garçon avec une malformation physique. Elle décide ainsi de le cacher et lui fait croire qu’une «goule» le surveille et l’empêchera de sortir, de voir le monde. Elle finit, cependant, par avoir des remords et cherche la rédemption, auprès de gens de la Hadra et d’autres communautés de son village. «Notre but était de créer un spectacle qui met en valeur notre héritage culturel et remet au goût du jour le patrimoine populaire et la poésie Melhoun», nous indique Sofia Senouci. Pour elle, «Il y a deux choses importantes sur lesquelles nous avons beaucoup travaillé : d’abord la force des dialogues ; ensuite le travail musical, puisque chaque scène est accompagné par une musique originale». En fait, selon notre interlocutrice, «nous avons mélangé de multiples influences et différents arts pour créer ce spectacle en un temps record : un mois et demi seulement». Pour ce faire, un casting a été organisé à la cité universitaire de Tindouf pour recruter les comédiens et les chanteurs.
«Wajaâ» a été présenté les 15 et 17 novembre à la Maison de la Culture de Tindouf devant «un nombreux public, conquis et séduit par le spectacle», signale Sofia Senouci, qui regrette, par ailleurs, la rareté voire des activités culturelles dans cette ville durant l’année. Enfin, les créateurs de ce spectacle, et à leur tête notre interlocutrice, espèrent pouvoir tourner dans différentes régions du pays afin de présenter ce spectacle qui «valorise notre legs culturel» à travers un conte «original»