La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), tendance Hocine Zehouane, s’insurge contre l’exclusion des deux communes de Kabylie, Beni Maouche (Béjaïa) et de Tigzirt (Tizi Ouzou), du programme Capdel (démocratie participative et développement local et renforcement des capacités des acteurs du développement local)

cofinancé par les trois partenaires à hauteur de 10 millions d’euros. Près de 2,5 millions d’euros par le gouvernement algérien, 7,7 millions d’euros par l’Union Européenne et 170 000 Euros par le PNUD. Initialement retenues pour bénéficier de ce programme, les deux communes en question ont été, sans explications, retirées de la liste des communes concernées par ce programme. «Deux communes de Béjaïa et de Tizi Ouzou en Kabylie, exclues du programme Capdel sans aucune explication. Le Capdel, un programme lancé par le ministère de l’Intérieur avec l’appui de l’Union européenne et du PNUD, qui touche 10 communes pilotes, choisies dans les quatre coins du territoire national, pour leurs vocations touristiques, agricoles, artisanales… en vue de les accompagner et de renforcer leurs compétences sur tout ce qui est démocratie participative et développement local », dénonce l’organisation dans son communiqué. Ce programme se base sur l’implication active des élus locaux, de la société civile et de l’ensemble des acteurs et opérateurs locaux, économiques et sociaux entre autres. Une phase de diagnostic et d’analyse participative sur les opportunités et défis de ces communes est réalisée.

Le document précise que le programme au profit des communes sélectionnées avance bien, les activités de renforcement des capacités à la démocratie participative et au développement local des élus locaux et de la société civile aussi. «Cette expérience lancée sur 10 communes pilotes a suscité de l’espoir et des attentes chez les acteurs locaux et les populations des communes en question», précise le communiqué. Avant d’ajouter : «Seulement, deux communes de Kabylie Beni Maouche à Béjaïa et Tigzirt à Tizi Ouzou, choisies parmi les 10 communes pilotes, sont subitement bloquées depuis des mois sans aucune explication. Le P/APC de Beni Maouche a déjà lancé un appel pour relancer ce programme. » La LADDH, saisie par le P/APC de la localité et par plusieurs acteurs locaux de la société civile, lance un appel pressant aux pouvoirs publics de relancer ce programme dans les deux communes de Kabylie au même titre que les autres concernées sur le territoire national.
Le P/APC de Béni Maouche a adressé plusieurs correspondances aux autorités compétentes sans suite à ce jour, la LADDH s’est adressée aux re ponsable du programme Capdel, sans suite. Une question orale du député de Béjaïa a été posée au ministre de l’Intérieur au sujet du blocage de la commune de Béni Maouche, bénéficiaire du programme Capdel. Pour le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), l’exclusion de ces deux communes a une odeur politique puisque la décision a été prise par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales après que les populations de ces deux localités aient choisi les partis de l’opposition.