Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a indiqué hier lors d’un point de presse, à l’issue d’une visite d’inspection et de travail dans la capitale, la mise en place de plusieurs collecteurs, une stratégie qui vise «à mettre en place les mécanismes nécessaires pour une meilleure prévision des inondations

, afin de protéger les personnes et les biens et garantir ainsi une intervention rapide». Au cours de cette visite, le ministre a inspecté les projets d’aménagement de l’oued el Harrach et de l’oued Ouchayeh, sachant que les oueds sont l’une des causes principales des inondations à Alger.

Ainsi dans le cadre de cette stratégie, il a été procédé à l’aménagement de plusieurs oueds au niveau de différentes communes d’Alger, à l’image de celui d’oued Ouchayah, avec la réalisation d’un collecteur de décharge en DN 4000 mm, sur 2,5km.
Il indiquera que «le but de cet aménagement est la prise en charge des écoulements des eaux usées de
Birkhadem et Kouba en partie, en les acheminant vers la STEP de Baraki», ajoutant que «la deuxième partie du projet consiste également à créer un tunnel de 5,5 km sous l’actuel lit de l’oued entre Aïn Naâdja et l’embouchure de l’oued El Harrach, avec un débit de 100 m3/s à l’arrivée».
Il signalera également que, concernant les inondations, «plusieurs investissements ont été consentis dans différentes villes dont Ghardaïa,
Batna et Sidi Bel Abbes, qui ont bénéficié de plusieurs projets structurants de protection contre ce phénomène naturel». Les investissements effectués depuis 2000, concernent plus de 600 projets pour une valeur de 200 milliards de dinars, avec acquisitions d’équipements en vue de leur installation au niveau des oueds des villes les plus exposées aux inondations. Concernant le projet d’aménagement de l’oued el Harrach, M. Necib a révélé que «le taux d’avancement des travaux a atteint 85%», ajoutant que le projet devrait être livré en février 2019. Outre «sa dimension environnementale et sa capacité de réduire le problème des inondations, le projet de Oued el Harrach a permis l’aménagement de près de 140 hectares, dont une partie sera réservée aux opérateurs économiques pour la réalisation de projets touristiques, hôteliers et de loisirs», a fait savoir le ministre.
S’agissant des entreprises qui déversent des eaux polluées dans l’oued el Harrach, le premier responsable du département a précisé qu’il s’agit de 156 unités réparties sur quatre zones industrielles, dont 56 ont été soumises à l’obligation d’effectuer un prétraitement des eaux au niveau de leurs unités industrielles. Cependant, une dizaine d’entreprises ont refusé de s’y conformer, tandis que le reste des entreprises mettent en place les équipements nécessaires à l’opération.n