Des queues indescriptibles et interminables devant un petit magasin, le seul habilité à revendre les livres scolaires. La ville de Mostaganem, qui compte plus d’une centaine d’établissements scolaires, vit un nouveau phénomène qui n’est pas programmé dans le quotidien des citoyens de la plus grande agglomération de la wilaya.

Des citoyens s’agglutinent et se bousculent devant l’unique magasin détenant l’exclusivité de la vente des manuels scolaires. Situé dans une artère principale à très grande affluence, ce magasin est devenu, l’espace d’un temps, un lieu de rencontre de citoyens à la recherche de livres pour leurs progénitures. Des femmes et des hommes se pressent dans une anarchie débordant sur la voie publique pour se frayer un passage et arriver devant le préposé aux ventes dans l’espoir d’être servis.
D’aucuns se demandent qui est derrière l’initiative aventurière sans avoir pensé aux conséquences et aux désagréments causés aux citoyens en leur imposant une autre charge dont ils n’avaient nullement besoin. A-t-on oublié que ces pères de famille ont d’autres occupations ? Ne sont-ils pas des travailleurs liés à leurs tâches professionnelles ?
D’habitude, les livres scolaires sont distribués au niveau des établissements scolaires respectifs et les élèves peuvent être eux-mêmes approvisionnés sans pour autant charger leurs parents de cette tâche.
E. O.