Quinze jours se sont écoulés depuis le début de la rentrée scolaire 2018-2019, dans certains établissements les élèves n’ont pas encore rejoint les bancs de l’école et cela en raison de l’absence d’enseignants et de transport scolaire ou encore de cantine.

Alors que Nouria Benghebrit assurait que la rentrée sera quasi exemplaire, reprochant même aux médias de «se focaliser sur les points noirs», cette dernière n’a pas tardé être rattrapée par la triste réalité,à savoir l’absence des conditions minimales pour les enfants afin qu’ils puissent effectuer leurs scolarité dans de bonnes conditions. Dans la commune de Maiza, située dans la wilaya de Msila, plus d’une centaine d’enfants n’ont pas encore fait leur rentrée et en l’absence d’enseignants dans une école primaire et de bus de transport scolaire. D’autres élèves de la même commune ont décidé de se rendre à l’école à dos d’âne, une monture de fortune qui n’a rien de confortable. Pas très loin de la capitale, en banlieue, ce sont carrément les parents qui ont empêché leurs enfants de rejoindre l’école et cela pour leur éviter un danger certain : la traversée l’autoroute en l’absence de passerelle. On ajoutera à cela des images d’élèves prenant leurs repas debout dans une cantine scolaire car les chaises n’étaient pas disponibles. Autant de couacs qui poussent les citoyens à dénoncer ceux qui sont les véritables responsables de la détérioration de la qualité des services scolaires que la ministre avait pourtant promis d’en faire une priorité. Pour Mme Zora Faci, inspectrice de l’Education nationale, ce sont les autorités locales qui ont failli à leur mission en accusant des retards dans la livraison de certains projets. «Il est clair que ce sont les autorités locales, à savoir les communes, qui sont à blâmer car ce sont elles qui gèrent les établissements du cycle primaire et dans lesquels le plus de couacs a été constaté», a-t-elle fait savoir, en déplorant une telle situation. De son côté, Kamel Nouari, activiste dans le secteur de l’éducation, a affirmé que le manque d’enseignants est principalement dû au refus de certains de se déplacer vers des zones enclavées. «il n’y a pas de manque d’enseignants car il ya eu beaucoup de recrutements avant la rentrée, mais sur le terrain on constate le manque d’enseignants car nombre d’entre eux, qui ont été affectés dans les zones rurales refusent de s’y rendre et cela à cause du manque de transport»,a-t-il fait savoir en précisant qu’il s’agit surtout de la gent féminine. Concernant l’absence de transport scolaire et cantines, Kamel Nouari a accusé les communes d’être responsables de cette mauvaise gestion
dont les enfants font les frais aujourd’hui