Plus de 60 entreprises algériennes, spécialisées dans la production alimentaire et agroalimentaire, ont introduit une demande pour prendre part au Salon international de l’alimentation, qui se tiendra du 21 au 25 octobre à Paris. Un rendez-vous incontournable dans le secteur, qui a rassemblé

un nombre important de pays de tous les continents, plus de 14 000 exposants, et plus de 377 000 visiteurs, dont 500 professionnels algériens, lors de précédentes éditions. Le nombre des visiteurs algériens augmente de 5% à chaque édition de ce Salon biennal, d’après le représentant de ce salon en Algérie, Nabil Bey Boumezrag. Dans une conférence de presse, hier à Alger, il a assuré que les produits algériens se démarquent par leur qualité parmi les produits alimentaires et agroalimentaires exposés (près d’un million) lors de chaque édition de ce salon. Les participants algériens prennent part également, à chaque  édition, au network sur les produits innovants. Ainsi, cette année, notre pays sera représenté par des produits dans la biscuiterie, les boissons et dans l’agroalimentaire. Une vingtaine d’entreprises algériennes prendront part officiellement à cet événement. «Au début, la Safex, qui organise la participation algérienne, a réservé 335 M2. Mais vu la demande de participation qui a triplé par rapport à la précédente édition du SIAL, on a sollicité plus d’espaces auprès des organisateurs de ce salon. Seulement, comme ce dernier est complet, ils n’ont pas pu nous octroyer plus de 150 M2 supplémentaire», explique M. Boumezrag, précisant que cette espace pourra accueillir une cinquantaine d’entreprises au maximum. Ce qui signifie que la demande ne pourra pas être totalement satisfaite. Parmi ces entreprises figurent, précise-t-il, celles qui ont déjà pris part à ce salon. «Le fait de revenir à ce salon est un indice que ces entreprises ont pu réaliser de bonnes affaires. Car le but de la participation, est de renforcer les exportations. C’est pour cette raison d’ailleurs que la participation à cette manifestation est subventionnée à 80% par les pouvoirs publics», dira-t-il. Ce salon permet aux entreprises algériennes d’avoir accès à différents marchés internationaux, à cerner les demandes, surtout celles auxquelles nos entreprises pourraient répondre. «Nos produits sont bien placés et de bonnes qualité. Maintenant, ce qu’il faudra savoir, c’est si l’opérateur peut produire assez pour répondre à la demande du marché extérieur. C’est pour cette raison qu’il est essentiel de bien cibler le marché qui nous arrange le mieux.
L’Afrique notamment», soutient-il. Par ailleurs, comme l’Algérie est un pays importateur en matière de produits alimentaires, ce salon lui permettra aussi d’avoir une idée de ce qu’on consommera dans les années à venir. «Ce salon expose aussi les futures tendances alimentaires et ce, pour les 50 prochaines années. En tant que consommateurs, la tendance, pour les pays émergents, sera les aliments transformés en remplacement des produits de base. En tant que producteurs, il faut savoir, par exemple, que le vieillissement de la population, en hausse dans les pays occidentaux boostera la demande de produits spécifique qu’on pourra produire», explique-t-il.