Après l’épidémie de choléra, qui a transformé la fin du mois d’août et le début de septembre en lentes journées de psychose chez les citoyens de plusieurs régions du pays, voici que la contestation sociale prend le relais et s’invite à la rentrée sociale.

Lassés de subir continuellement les affres d’un quotidien trop dur, voire quasi-impossible à soutenir, des citoyens montent un peu plus au créneau pour crier leur ras-le bol d’attendre des lendemains meilleurs qui ne sont jamais arrivés, faisant que les promesses des autorités se transforment dans bien des cas en refrain qui ne font plus recette. Ce qui s’est passé hier à Ouargla témoigne une nouvelle fois du malaise social qui s’est emparé d’une population locale ne comprenant plus à quoi servent les investissements consentis par l’Etat pour insuffler au vécu intra-muros la décence qui lui revient de droit. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui dans un environnement hostile et qui incite à la tentation d’aller trouver refuge ailleurs que de demeurer dans cette wilaya déclarée « sinistrée » par ses enfants alors qu’elle jouit d’un statut économique que lui envierait bien d’autres régions du pays grâce aux réserves de gaz et pétrole dont regorge sa ville Hassi Messaoud. En fait, les Ouarglis ne sont pas à leur première sortie de contestation sur la place publique. En 2016 déjà, en pleine période électorale, ils avaient battu le pavé pour dénoncer leur marginalisation du plan de développement socio-économique du pays, lançant des cris de détresse qui semble être restés sans écho. Pis, depuis, les choses semblent même avoir empiré dans cette wilaya où l’avènement du tramway n’aura pas suffit à dissimuler une réalité qui vous transporte vers toutes les destinations d’égarement social qu’en lieu sûr de développement local censé être symbolisé par ce type de transport. Le tramway est certes arrivé à Ouargla, mais à son bord il n aya aucun signe de développement et d’épanouissement au profit de la population locale.