A l’instar de toutes les villes côtières, la wilaya d’El Tarf dispose de deux ports, un port de plaisance et l’autre réservé aux activités halieutiques, nouvellement réalisé. Une importante somme a été injectée dans ce projet porteur, qui vise à résorber le chômage de nombreux marins que compte la wilaya et qui ont tous suivi une formation spécialisée dans le domaine.

Mis à part la ville balnéaire d’El Kala, aucune autre ville de la côte tarfinoise, de plus de 90 kilomètres, ne dispose d’une infrastructure d’exploitation du poisson. La direction de la pêche, gérée par M. Brahim et par des cadres de diverses spécialités halieutiques, est loin de satisfaire la région du poisson dont le prix est hors de portée de nombreux consommateurs. La sardine frôle souvent les 600 dinars et même à ce prix, elle est introuvable sur le marché. Les marins pêcheurs organisent de temps à autre des journées s de formation et prennent en charge les nouvelles recrues destinées à ce métier à la fois harassant et captivant. Selon des informations, une trentaine de professionnels et de jeunes marins participeront au salon qui se tiendra du 27 au 29 du mois en cours. Les participants sont encouragés par la direction de la pêche qui a mis à leur disposition tous les moyens. Les professionnels de ce métier, qui demande beaucoup d’énergie, prêtent main forte aux jeunes qui viennent par amour à ce métier échangeant leurs expériences. Selon le directeur, les jeunes qui choisissent ce créneau ont un appui de la part d’organismes extérieurs, comme l’Ansej et la Cnac, qui encouragent ce genre d’investissements peu pratiqués dans une région poissonneuse et qui dispose aussi du meilleur corail prisé par nos voisins tunisiens et italiens. Ces derniers à la recherche du corail ont été plusieurs fois épinglés par les services de la marine. Le salon, abrité par la Maison des jeunes du chef-lieu de wilaya El Tarf, est chapeauté par la Chambre de la pêche. Les Tarfinois sont donc invités pour goûter aux divers plats de poissons qui seront soigneusement préparés par des spécialistes initiés aussi dans l’art culinaire.