La sélection algérienne de handball des U21 a terminé à la 5e place du championnat d’Afrique des nations des moins de 21 ans messieurs, disputé à Marrakech (Maroc) du 7 au 14 septembre dernier. Une performance qui montre parfaitement la décadence de cette discipline dans notre pays.

Ahurissant vraiment, de voir que notre petite balle se trouve incapable d’arracher une place à un Mondial dans un groupe de 7 sélections et où les 3 premières sont directement qualifiées à la phase finale du Mondial de cette catégorie ! Si le «Sept national» a échoué, c’est, en très grande partie, à cause des gestionnaires «incompétents» qui persistent à diriger une fédération qui, jadis, constituait une véritable image de marque de notre handball. Avec trois défaites devant la Tunisie (25-46), le Nigeria (22-25) et l’Egypte (18-28) respectivement, une seule victoire face à l’Angola (20-18) et ce second nul du Sept algérien après celui enregistré devant le Maroc (22-22), les protégés de l’entraîneur Djalal-Eddine Harous ont complètement raté leur chance de figurer parmi les 4 premiers du tournoi pour se qualifier au Mondial-2019. Et c’est comme de coutumes la Tunisie et l’Egypte qui occupent le podium avec l’arrivée du Nigéria. Cette dernière a battu l’Angola (33-26) pour terminer troisième et se qualifier au Mondial. L’Egypte a remporté le tournoi en battant en finale la Tunisie (30-22). Et dire que ces deux sélections se disputaient la deuxième et troisième place lorsque le handball algérien était aux cimes !

Que font les responsables du handball algérien ?

Aujourd’hui, une question s’impose en constant la décadence et la déchéance du handball algérien. Surtout après la mise à l’écart de ceux qui ont fait les beaux jours de cette discipline dans notre pays, sans citer de noms, car ils sont bien nombreux d’ailleurs.
Ceux qui occupent actuellement la direction de la petite balle algérienne ont montré toutes leur incapacité à réunir au moins la plus petite somme qui soit en matière de «sponsoring» pour permettre aux différentes sélections de bien préparer leurs échéances sportives.
Ils se contentent d’attendre l’intervention du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) pour assurer le strict minimum.
La preuve, ces jeunes joueurs n’allaient même pas participer à ce championnat d’Afrique si ce n’est le département de M. Hattab qui a intervenu pour la prise encharge ! Le MJS a pris les choses en main pour débloquer la situation et permettre aux Verts d’entrer en stage à Souidania du 9 au 18 août, sans pour autant connaïtre le staff,  et encore moins qui a élaboré la liste ?

À l’abandon…
Pendant tout ce temps, la fédération de handball (FAHB) a mis cette sélection nationale en veille. Et ce depuis la fin du Mondial de la catégorie 2017 à Alger. Par la suite l’EN U21 a été abandonnée. Elle n’existait d’ailleurs même pas pour être inscrite pour la CAN avant d’être confectionnée en catastrophe!
Pourtant, les responsables de la FAHB assuraient et faisaient croire que le handball algérien allait retrouver son lustre d’antan. Surtout lorsqu’on a vu ces jeunes pépites titiller des sélections comme l’Islande et la Croatie, deux ténors de la petite balle mondiale. Et là, on se demande bien où sont partis ces joueurs racés du coach Rabah Gherbi qui ont brillé lors du dernier Mondial d’Alger dont Hadj Saddouk, Abdi, Ghedbane, Naïm, et autres Khemici et Zakaria Bentayeb ? Pendant ce temps, des responsables de la fédération ne réagissent même pas, par un strict minimum de « responsabilité » alors que le ministre de la Jeunesse et des sport, M. Hattab, les a cités récemment comme des responsables ayant échoué dans leur mission les priant de partir et laisser place à d’autres compétences. Cette nouvelle humiliation pourrait sonner le glas…n