Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, inaugurera dès aujourd’hui, en compagnie de son homologue mauritanien, Ahmadou Ould Abdallah, le premier poste frontalier terrestre entre l’Algérie et la Mauritanie.

La création de ce passage est le fruit des recommandations de la 18e session de la Haute commission mixte algéro-mauritanienne, qui s’était tenue le 20 décembre 2016 à Alger, suivie de la signature, le 8 novembre 2017 à Nouakchott, de l’accord de l’ouverture du poste en question. Ce passage terrestre, qui reliera Tindouf du côté algérien à Zouirate du côté mauritanien, sans doute bénéfique pour les deux pays dans différents domaines en permettant notamment l’intensification des échanges commerciaux et la circulation des personnes et des biens de part et d’autre, est perçu comme un rempart face aux menaces du crime organisé sous toutes ses formes, de même qu’il permettra de sécuriser une bande frontalière commune longue de 500 kilomètres contre les contrebandiers et la présence terroriste. Pour rappel, l’accord signé entre l’Algérie et la Mauritanie portait sur la création d’un passage frontalier terrestre sous forme de deux postes qui se font face au niveau de la bande frontalière commune, et plus précisément au point kilométrique K-75, et ce, sur une distance de 400 à 800 mètres de la ligne frontalière. Il est même prévu le bitumage d’un tronçon routier de plus de 70 kilomètres pour faciliter la circulation des véhicules. En vertu de ce même accord, chaque partie applique à l’intérieur de ses frontières internationales les mesures juridiques, réglementaires et administratives relatives au déplacement des personnes, au passage des marchandises et des moyens de transport. L’accord prévoit en outre la mise en place d’un mécanisme de coopération en matière de police des frontières, et de mesures douanières, notamment dans le domaine du contrôle des véhicules, de la sécurisation des postes frontaliers, et la tenue de réunions périodiques entre les services frontaliers des deux pays en vue d’échanger les informations et débattre des questions d’intérêt commun.