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Le coup d’envoi de la neuvième édition de l’Université d’été des cadres et militants du Front Polisario et de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd) a été donné, hier à Boumerdès, sous le signe : « Le 45e anniversaire de l’établissement du Front Polisario, serment et continuité pour l’indépendance et l’autodétermination », avec la participation de 400 cadres.

Le Président de la Rasd, Secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a exprimé sa satisfaction quant aux décisions de la Cour de justice de l’Union Européenne (CJUE) qui, pour la troisième fois, a confirmé « que le Sahara Occidental et le Maroc sont deux pays distincts et qu’aucun accord conclu avec le Maroc ne peut inclure le territoire du Sahara occidental et les eaux y adjacentes ». « Nous enregistrons avec satisfaction les décisions successives, franches et claires, de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), qui consolident une série de décisions et de recommandations similaires des Nations unies et de l’Union Africaine, qui confirment que le Sahara occidental et le Maroc, sont deux pays distincts », a martelé M. Ghali, lors de la cérémonie d’ouverture officielle de cette université.

« Les arrêts de la CJUE confirment clairement que toute pratique de ce genre constitue une violation directe de l’exercice du droit à l’autodétermination », a souligné le chef d’Etat sahraoui, dénonçant, ainsi, « les tentatives conduites par certaines parties au sein de l’Union Européenne (UE) pour détourner ces arrêts ». Ce qui représente, selon
M. Ghali, une violation de la loi européenne, du droit international et du droit international humanitaire (DIH)». M. Ghali a assuré, dans ce sillage, que le peuple sahraoui, sous la direction de son seul représentant légitime, le Front Polisario, « fera recours à tous les moyens juridiques pour faire face à ces pratiques illégales adoptées par l’occupant marocain dans les territoires occupés , lesquelles encouragent les politiques d’expansion, d’agression, de violation des droits de l’homme et de pillage de ressources naturelles. Il y a nécessité, insiste le dirigeant sahraoui, de mettre fin à l’occupation marocaine, vu que les résolutions onusiennes et panafricaines appellent à l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Ce dernier n’a pas omis de dénoncer les pratiques répressives des forces de l’occupation marocaine envers la population dans les territoires occupés. Toutes ces exactions ne feront jamais mater le peuple sahraoui. Bien au contraire, elles renforcent notre combat et notre détermination pour arracher l’indépendance ».