Afin d’éviter que le scénario de la rentrée scolaire 2017 ne se reproduise, les ministres de l’Education nationale et de l’Intérieur et des Collectivités locales se préparent d’ores et déjà pour une rentrée qu’ils veulent sans faute ou presque.

Si l’année dernière la rentrée a rimé avec dysfonctionnements et surcharge des classes avec 9 millions d’élèves, l’absence ou le manque d’enseignants, cette année, Nourredine Bedoui compte bel et bien mettre un terme aux problèmes des établissements primaires, dont la gestion est confiée aux communes. Le ministre de l’Intérieur prévoit l’adoption d’un décret ministériel portant sur la sous-traitance pour les infrastructures publiques, ce qui promet de révolutionner le fonctionnement des écoles primaires, notamment en ce qui concerne la restauration et le transport. Une initiative saluée par les professionnels du secteur, à l’instar de Kamel Nouari, activiste dans l’éducation, qui a souligné «l’urgence de mettre en place de tels mécanismes pour l’amélioration du quotidien des élèves, surtout ceux qui résident dans les zones rurales où les écoles sont même dépourvues de chauffage».

  • M. Bedoui, de son côté, a insisté sur la nécessité d’inclure les jeunes entrepreneurs dans la gestion de ces structures (cantines et transports) marquant ainsi une nouvelle ère de partenariat public-privé.

Quant à l’enveloppe budgétaire allouée aux écoles primaires pour cette rentrée, elle s’élève à 27 milliards de dinars qui seront destinés à l’achat de pas moins de 3 500 bus scolaires, dont 600 seront livrés à la rentrée. Un bonus de 15 milliards a aussi été octroyé à la gestion et maintenance des établissements scolaires primaires. La moitié de cette somme est destinée à l’achat de chauffages et climatiseurs. Un autre budget, de 26 milliards de dinars, va être consacré à la gestion des cantines scolaires à travers le territoire national. Pour la rentrée 2018-2019, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales prévoit, également, l’ouverture de 84 000 postes budgétaires, dont 45 000 destinés aux diplômés de la formation professionnelle. Ces fonctions sont essentiellement regroupées dans les secteurs de la restauration et du transport scolaire. Une initiative qui va faire chaud au cœur des écoliers qui ont grandement souffert du manque, et parfois de l’absence, de cantines et de bus surtout dans les régions connues pour leur grand froid. De son côté, la ministre de l’Education nationale n’a pas manqué de souligner l’urgence de livrer certains établissements scolaires, actuellement en cours de réalisation, afin de tenter de mettre un terme au problème de surcharge, rappelant que dans certaines classes le nombre d’élèves atteint les 45. Quant au manque d’enseignants, la tutelle a bel et bien anticipé le problème et cela en procédant au recrutement de pas moins de 500 enseignants de cycle primaire, qui seront en poste dès la rentrée.