En seulement deux mois, la Protection civile a enregistré plus d’une cinquantaine de décès en mer, dont plus de 30 dans des plages interdites.

La saison estivale n’est qu’à son deuxième mois, et déjà des plus meurtrières. Il ne se passe pas un jour sans que l’on ne reçoive un bilan qui fait état de mort par noyade. Le dernier bilan livré par la Direction générale de la Protection civile fait état de 56 personnes qui se sont noyées en mer durant la période du 1er juin au 31 juillet.
Plus explicite, le bilan des Tuniques rouges précise que 31 personnes se sont noyées au niveau de plages interdites à la baignade et 25 dans des plages surveillées, parmi lesquelles 9 ont été enregistrées hors des horaires de surveillance.
Le nombre le plus élevé de victimes est à déplorer dans les wilayas de Mostaganem et Béjaïa, avec 8 noyés chacune, relève le bilan, qui note, en outre, que le décès de 4 personnes a été causé par des engins nautiques.
Dans le même contexte, 173 personnes à bord de différentes embarcations ont été sauvées par les éléments de la Protection civile au cours de cette période de la saison estivale. Plus de 43 000 interventions ont été effectuées durant la période considérée, dans le cadre du dispositif de surveillance des plages mis en place par la Protection civile au niveau des 14 wilayas côtières. Elles ont permis de sauver 27 770 personnes de la noyade.
Ces drames ont certes choqué, mais ne semblent pourtant pas alerter assez la conscience de la population, puisque la série macabre va poursuivre son ascension pour le mois d’août. Négligence et insouciance fusionnent pour générer la mort. Une baignade des plus risquées qui a fini par coûter cher à plusieurs personnes.