Le compte à rebours est lancé pour l’Aïd El-fitr et les préparatifs battent leur plein, comme en témoigne la pression constatée au niveau des boutiques et magasins, particulièrement ceux spécialisés dans la vente des vêtements et chaussures pour enfants.

A quelques jours seulement de la fête religieuse qui marque la rupture d’un mois de jeune, la fièvre des achats est déjà montée d’un cran. Il n’y a qu’à voir le rush observé sur les magasins d’habits et de chaussures pour enfants, malgré les prix exorbitants qui semblent dépasser grandement le pouvoir d’achat du simple citoyen. Allant de 4 000 à 7 200 DA, les vêtements pour enfants de moins de 13 ans deviennent excessivement chers et hors de portée. La plupart des familles se contentent de voir et de quitter les locaux sans rien acheter. A partir de 22H30, juste après la fin de la prière des Tarawih, le flux commence à grossir et la circulation se transforme en encombrement, et ce, jusqu’à une heure tardive de la nuit. Les parents, accompagnés de leurs bambins, se bousculent dans les boutiques et autres grandes surfaces spécialisées dans l’habillement. Les nombreux bazars et boutiques de la placette de la République, Souk-Lahdjar, Chorfa et Bel Abbès attirent beaucoup de monde ces derniers jours, a-t-on constaté. Les prix, même s’ils ont enregistré une augmentation exceptionnelle par rapport à l’année précédente, n’ont pas découragé les familles qui continuent à affluer en grand nombre. Toutefois, même si l’engouement est là, les prix freinent les ardeurs. Un ensemble pour fillette varie de 6 200 à 7 400 DA, une robe à 5 100 DA, une liquette fillette tissu foulard simple à 2 850 DA, une paire de chaussures à pas moins de 2 800 DA. Pour les vêtements d’enfants de moins de 6 ans, les prix sont encore plus chers. Un ensemble pour garçon, chemise-bermuda vendu à 4 200 DA alors que les pulls pour garçons de 10 ans et sont cédés à 1 900 DA. Malgré la diversité des choix, les prix demeurent cependant très élevés et la qualité ne suit pas, estiment certains clients. «Les prix sont excessivement chers par rapport à la qualité des articles exposés», relève une cliente, rencontrée dans la boutique. Certains parents prévoyants ont pris les devants en faisant leurs achats quelques semaines avant le Ramadhan. «On a été sur Alger et on a acheté tous le nécessaire pour l’Aïd bien avant le mois de jeûne. Les prix étaient abordables et beaucoup moins chers par rapport aux prix à Ouargla, je suis tranquille», affirme Amina, maman de trois enfants. Mais, pour d’autres, ce n’était pas le bon moment pour faire les achats vu le manque de choix et de qualité. «J’étais tentée de faire mes achats bien avant le mois de Ramadhan pour échapper à la traditionnelle flambée des prix, sauf que les vêtements disponibles à cette période n’étaient pas intéressants.


Familles en quête de bonnes affaires

Les familles continuent, péniblement à écumer les boutiques à la recherche de beaux vêtements, chaussures et autres accessoires nécessaires pour le jour J. Elles font contre mauvaise fortune bon cœur et arpentent les artères à la recherche d’endroits qui permettent de faire des achats à des prix raisonnables. Les boutiques de Souk Lahdjar sont ainsi considérées comme étant les plus indiquées pour «les bonnes affaires», eu égard à la modération des prix pratiqués, comparativement à ceux affichés en vitrine. «Il y a de bonnes occasions ici surtout pour ceux qui ont plusieurs enfants. Les prix sont abordables. Il y en a pour toutes les bourses. Des fois, les mêmes produits se vendent dans les grands magasins à des prix plus élevés. J’ai pu dénicher une tenue pour ma fille de cinq ans pour seulement 2 600 DA, indique Lila, une mère de 4 enfants rencontrée sur place. n