La mise sur pied de l’initiative Mouwatana par le groupe des 14 signataires de la lettre ouverte au président Bouteflika, lui demandant de ne pas se présenter à un 5e mandat, a déjà enregistré ses premiers revers. Ainsi, moins de 24 heures après l’annonce de sa création, le Mouvement Ibtykar a réagi en dénonçant l’appellation

donnée par les signataires de la lettre à leur initiative. Dans un communiqué rendu public, hier, les animateurs d’Ibtykar estiment qu’ils ne peuvent pas « tolérer l’utilisation de la dénomination «Mouwatana» pour désigner l’initiative des cosignataires de la lettre ouverte au président de la République, qui reprend le nom originel de notre plateforme citoyenne et politique Mouwatana.tech». Ils expliquent que «celle-ci a été présentée au grand public lors de la conférence de presse tenue à Alger le 4 décembre 2017, dans la newsletter d’Ibtykar du 21 décembre 2017, relayée dans la presse locale et internationale, et hébergée en ligne au nom de domaine homonyme www.mouwatana.tech». Dans leur communiqué, les animateurs d’Ibtykar rappellent que «depuis sa fondation en 2015, elle a travaillé pour fédérer les voix démocratiques afin de peser sur le rapport de force et construire une alternative politique démocratique pour l’Algérie», convaincus qu’ils sont «que l’exercice de la citoyenneté est le chemin qu’il nous faut emprunter afin d’arriver à la démocratie et aux droits politiques». Ajoutant que leur «action a toujours été double : à la fois sur le terrain politique, notamment par le Projet «Reconquête», programme politique et colonne vertébrale de notre mouvement, et le pacte de transition, feuille de route pour une transition pacifique et démocratique. Et également sur le terrain de la citoyenneté à travers la plateforme Mouwatana.tech, qui porte la voix des citoyens et réunit les initiatives démocratiques». Ibtykar se réjouit, par ailleurs, que ses «valeurs et ses idées soient partagées et inspirent, aujourd’hui, de nouvelles formations politiques qui souhaitent agir pour le changement».
Soulignant que «le changement ne viendra qu’en faisant converger l’ensemble des forces issues des sociétés civile et politique, qui doit se faire dans le respect de tous et avec la reconnaissance du travail de chacun».