En ce dernier sprint du mois de Ramadhan, le prix de la sardine est monté d’un cran pour se stabiliser à 600 dinars/le kilo après avoir oscillé entre 500 et 700 dinars. «C’est suivant la météo. Si la mer est calme, les chalutiers reviennent avec une importante prise,

ce qui ramène la sardine à son juste prix, et si les conditions météorologiques sont exécrables, cela se répercute automatiquement sur les prix. En tout cas, c’est la loi du marché qui s’impose. Si nous achetons cher, nous revendons cher, mais toujours avec la même marge de bénéfice, car il faut tenir compte des frais de la frigorification et du transport qui restent onéreux», nous dit Kamel, poissonnier à la cité des 12 hectares. Sur les étals, la sardine est le poisson censé être à la portée des petites bourses, mais qui reste toujours inaccessible à raison de 600 dinars/le kilo, loin derrière le merlan et le loup de mer cédés à 1 400 DA, le pageot et l’espadon à 2 400,ou encore la crevette rose à 3 000 dinars tout ronds. Même à ces prix, les fruits de mer ne répondent pas aux normes internationales de la pêche qui requièrent le respect de la période de production et le matériel utilisé, notamment les filets, dont les mailles ne doivent pas capter des poissons de moins de 7 centimètres. M. A.