L’enthousiasme qui avait soulevé, il y a quelques années, les mordus du Net et de tout ce qui a trait aux nouvelles technologies de l’information et de la communication dans le sillage d’une prochaine ouverture d’un Technoparc à Annaba, n’est plus aujourd’hui qu’un souvenir et l’on n’y croit plus au vu de la situation qui prévaut.

En effet, le projet de Technoparc devait être lancé en 2011 et donner naissance à des grappes industrielles en vue de l’accélération du développement du secteur dans la région Est du pays. L’engouement pour ce parc était tel qu’on imaginait déjà les contours d’une institution qui devait rassembler les talents dans tous les domaines, les mettre en relation et ainsi créer des start-ups qui se développeront et ainsi prendront leur envol. Cela n’a pas eu lieu et les espoirs nourris par les jeunes entrepreneurs se sont évanouis. Le projet est toujours en dormance et, apparemment, rien ni personne n’est en mesure de relancer le projet. La conjoncture économique ainsi que la prise en charge d’une entreprise pareille ont fait que ledit projet a été mis en veilleuse en attendant des jours meilleurs. Un espoir pourtant est venu sous la forme d’une opération de relance qui concernerait les parcs de Sidi Abdallah (Alger) et celui d’Oran, l’obtention d’un crédit du Fonds national d’investissement (FNI) a fait renaître l’espoir de voir enfin le Technoparc sortir de l’ornière et ainsi être enfin opérationnel. Le crédit obtenu auprès du Fonds -la bagatelle de 15 milliards de dinars dont 4 reviennent pour le parc d’Annaba qui sera relié à celui de Sidi Abdallah, devait servir pour les aménagements des bâtiments hérités de Sider.Au mois de mai passé on devait en principe installer des incubateurs, des pépinières d’entreprise, des entités spécialisées dans les technologies de l’information et de la communication, mais à ce jour, rien n’a encore pointé du nez.Une petite virée hier du côté du supposé Technoparc situé à Chaiba, Didi Amar, à une dizaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya d’Annaba, nous a permis de constater la situation. Une clôture éventrée, des bâtiments vétustes et abandonnés, des mauvaises herbes qui ont tout envahi, des squats qu’exploitent mécaniciens, tôliers et autres. Visiblement, nulle trace de technologie, de recherches, d’applications, de start-up, rien de tout cela. Un Technoparc qui tient du virtuel. n