Les médecins résidents, en grève depuis le mois de novembre, ont décidé de reprendre l’activité de garde à partir du 3 juin prochain, sous condition de « négociations fructueuses », indique dimanche un communiqué du Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA), qui prévoit « un dénouement total en cas de propositions satisfaisantes » de la tutelle.

« Les médecins résidents, soucieux de faire valoir leur esprit de dialogue qui permettrait une issue favorable à cette situation, et après concertation de l’ensemble des membres du bureau national, ont adopté la décision d’une reprise de l’activité de garde à partir du 3 juin, conditionnée par des négociations fructueuses avant cette date, un dénouement total de la situation serait envisageable en cas de propositions satisfaisantes », souligne la même source. Le bureau national du Collectif, qui a tenu une réunion samedi, a réaffirmé son « entière disponibilité à des négociations concrètes dans le cadre d’un dialogue sincère » avec le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière ainsi que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Pour rappel, le ministère de la Santé avait appelé, début mai, les médecins résidents, en grève depuis le mois de novembre dernier, à la « sagesse » et à la « retenue », regrettant leur refus d’assurer le service minimum au niveau des points d’urgence et de garde et rappelant que leurs revendications ont été « prises en charge ». Réitérant « son engagement et sa disponibilité à la poursuite d’un dialogue responsable, s’agissant de revendications objectives et raisonnables », le ministère de la Santé, a, cependant déploré dans un communiqué, « le fait que les représentants des praticiens résidents en sciences médicales formulent à chaque réunion de nouvelles revendications irréalistes dont la finalité tend à maintenir la situation actuelle de statu quo ». Il a rappelé que les résidents en sciences médicales sont des « médecins praticiens en formation post-graduée qui sont astreints à plein temps à participer aux activités de garde d’urgence et de service ».