L’examen de cinquième année primaire (ex-6e) débutera aujourd’hui avec une participation de 797 812 élèves contre 760 652 l’année dernière, soit une hausse de 4,89%, selon le ministère de l’Education nationale, dont la première responsable, Nouria Benghebrit, donnera le coup d’envoi de la présente session à partir des wilayas de Ghardaïa et Ouargla,

en compagnie d’une délégation des deux commissions de l’Education aux deux chambres du Parlement et des représentants des partenaires sociaux. La hausse du nombre des candidats à la 5e pour cette année reflète la réalité d’une explosion démographique galopante, et aussi l’arrivée d’une nouvelle génération (2007) qui maîtrise les nouvelles technologies, souvent nettement mieux que les parents ou des enseignants qui trouvent des difficultés à suivre la cadence. Cette situation n’est pas sans créer des dysfonctionnements dans les rapports qu’entretiennent les deux parties, notamment en matière de méthodologie et de pédagogie dans la dispense des cours. L’examen de ce mercredi 23 mai 2018 arrive également à la fin d’une année scolaire marquée par une nouvelle vague de conflits et de polémiques au sein de l’école, à l’exemple de celles suscitées par la rumeur sur la suppression de l’enseignement au primaire de Sourat El Ikhlas. L’année scolaire qui s’achève a, en outre, enregistré, des suicides chez des élèves du primaire et de CEM (âgés entre 8 et 14 ans), entraînés dans les récifs des réseaux sociaux par des applications meurtrières, dont la tristement célèbre « La Baleine bleue ». En tout état de cause, les épreuves de cet examen, qui permet à l’élève de passer du cycle du primaire à celui du moyen, seront consacrées à trois matières principales, à savoir la langue arabe, les mathématiques et la langue française. La matinée concernera la langue arabe et les mathématiques, alors que l’après-midi se tiendra l’épreuve de français.
Toutes les mesures ont été prises pour garantir aux candidats à l’examen de 5e de jouir des conditions adéquates, a indiqué la tutelle. Parmi ces mesures est citée celle prise depuis deux ans et qui permet aux élèves de passer leur examen dans leur établissement d’origine. Quant aux enseignants qui encadreront l’opération, ils seront orientés vers d’autres centres d’examen. Contrairement aux années précédentes, le recours à une session de rattrapage n’est pas envisageable pour cette session 2018. Côté moyennes, celles récoltées durant l’année scolaire seront prises en compte pour les élèves qui n’obtiendront pas la moyenne de 5 sur 10. Après les élèves de cinquième primaire, ce sera au tour des collégiens de se diriger, le 28 mai, vers les centres d’examen du Brevet d’enseignement moyen (BEM). Ils sont près de 595 000 élèves concernés par cet examen, soit une progression de 5,94%, selon les chiffres du ministère de l’Education nationale. Pour leur part, les candidats du baccalauréat, au nombre de 709 448 inscrits, avec une baisse de 7,3% par rapport à l’année dernière, passeront leur examen à partir du 20 juin.