Le personnel médical de l’Etablissement hospitalier spécialisé en psychiatrie (EHSP) situé dans la commune de Sour El Ghozlane, à 50 km au sud de Bouira, est entré, depuis dimanche dernier, dans un mouvement de grève illimitée pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail.

Le représentant des médecins grévistes a dressé un tableau noir dans lequel se trouve l’établissement. La situation s’est nettement dégradée, a fait savoir le médecin en dépit de moultes réclamations appelant les responsables du secteur de la santé à améliorer les conditions de travail du personnel.
« Cela fait des mois que nous avons réclamé de la direction de la santé locale et même de la tutelle de renforcer les moyens humains et d’installer des équipements pouvant assurer un bon fonctionnement de notre établissement », a-t-il déploré en ajoutant que la plupart des médecins recrutés au niveau de l’établissement en question n’ont pas bénéficié de logements de fonction. Outre ce problème, le personnel dénonce également le retard accumulé dans le versement des salaires. Selon toujours les dires des grévistes, qui semblent déterminés à poursuivre leur mouvement tant que leurs revendications ne sont pas totalement satisfaites, des médecins n’ont pas encore perçu leurs salaires depuis plus de huit mois. « Nous sommes même privés des indemnités des gardes et des heures supplémentaires », a-t-on dénoncé. Les médecins de l’EHSP de Sour El Ghozlane ont par ailleurs dénoncé l’insécurité régnant au niveau de leur établissement. « Nous avons adressé plusieurs requêtes à l’administration afin de solutionner le problème de l’insécurité où les agressions sont récurrentes, mais sans aucune suite», a déploré la même source. La direction de la santé de la wilaya de Bouira a dans un communiqué rendu public estimé pour sa part que le débrayage du personnel de l’EHSP de Sour El Ghozlane est illégal.