Lorsqu’il s’agit de foncer tout droit dans le mur de la contestation internationale, Donald Trump n’y va pas par quatre chemins pour tenir ses promesses jusqu’au bout, faisant qu’entre la période où il annonce une décision qu’il s’apprête à prendre et le moment précis de mettre à exécution cette décision, le président américain ne laisse quasiment aucune chance à un quelconque retournement de situation face aux appels à la raison formulés sur la place internationale.

C’est ce qui s’est passé, la fin de l’année dernière,  dans le cas du transfert de l’ambassade américaine en Israël vers Al Qods, et c’est ce qui vient de se reproduire avant-hier, lorsque le locataire de la Maison-Blanche a décidé de mettre à exécution sa menace de retirer les Etats-Unis de l’Accord sur le nucléaire iranien, réduisant à néant tous les efforts consentis au profit de ce lourd dossier par son prédécesseur Barak Obama. Mais pas que, puisque ce sont également les engagements européens du Royaume-Uni, la France et l’Allemagne,  qui se trouvent atomisés par le cavalier seul de Donald Trump.
Un cavalier seul qui semble néanmoins prendre du plaisir à se mouvoir dans la bénédiction de l’Etat israélien dont les fortes ramifications dans l’administration américaine se sont sensiblement consolidées depuis l’arrivée d’un nouveau président qui n’avait jamais dissimulé son appartenance sur ce registre durant sa campagne électorale.
Solidement implanté dans les plus hautes sphères de décision aux Etats-Unis et pouvant compter sur le contingent des Faucons qui manœuvrent autour, et au cœur  de la Maison-Blanche, le lobby sioniste ne s’est sans doute jamais autant senti chez lui en Amérique que depuis l’arrivée d’un chef d’Etat dont la mission au Moyen-Orient est prête à sacrifier tous les équilibres dans le Proche-Orient pour préserver la seule sécurité d’Israël et son statut de première force militaire pouvant, à l’occasion, se prévaloir de détenir l’arme nucléaire.