La Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), a organisé, hier, une session de formation au profit des partis politiques sur la thématique de la surveillance des élections.

A cette occasion, Abdelwaheb Derbal, le président de cette instance, a prononcé un discours au cours duquel il a souligné l’impératif d’assurer une transparence «rigoureuse» de la prochaine élection présidentielle. Face aux représentants d’une quarantaine de partis politiques et en présence du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, M. Noureddine Bedoui, du ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Tayeb Louh, de la présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Fafa Benzerrouki Sid Lakhdar et de représentants du Conseil constitutionnel et du Conseil d’Etat, Derbal a plaidé en faveur de l’institution de «mécanismes pour assurer la transparence des élections».
«La mission de la HIISE est de veiller et d’œuvrer, de manière permanente et responsable, à la concrétisation de l’objectif de transparence et de régularité du processus électoral, d’où la nécessité de poursuivre la concertation, l’explication et la formation pour hisser le processus électoral dans notre pays au plus haut niveau» a-t-il expliqué à ce propos. Qualifiant la transparence et la régularité des élections «de devoir national et d’engagement constitutionnel», Derbal a insisté sur le fait que c’est «le garant de la légalité et de l’immunité des institutions, la base de la stabilité et du développement et une revendication permanente et renouvelée de tous les acteurs politiques». «C’est ce qu’a expliqué maintes fois le président de la République qui l’a clairement inclue dans l’amendement constitutionnel de 2016». S’adressant aux partis politiques participants à la formation, Derbal a fait observer qu’il «ne s’agit pas d’un dialogue politique autour de programmes mais d’une formation dans le cadre des engagements constitutionnels de l’Instance, parce que l’article 194 de la Constitution dispose que la Haute instance indépendante de surveillance des élections veille à l’organisation de cycles de formation civique au bénéfice des formations politiques sur la surveillance des scrutins et la formulation des recours». Selon lui, l’organisation des échéances électorales de 2017 a montré que «les différentes étapes du processus électoral nécessitaient un suivi minutieux pour l’application des règles juridiques et rapprocher et unifier la compréhension en vue d’éviter tout ce qui pourrait remettre en cause sa crédibilité. Nous voulons, à la lumière de cette expérience, la communication et la consultation afin de pallier les mésinterprétations, garantir la régularité des procédures et relever d’éventuelles lacunes dans les textes et qui nécessiteraient une amélioration et une révision». Pour sa part, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, M. Noureddine Bedoui, a souligné «la grande importance de cette session de formation qui est une procédure constitutionnelle dans le cadre des missions de la HIISE». A ses yeux «la formation doit être au cœur des programmes des partis politiques, des administrations et des institutions». Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Tayeb Louh, a, quant à lui, précisé, en réponse à une question sur les rejets par des magistrats de certains recours de partis politiques lors des élections, que «le rôle de la justice dans le processus électoral est défini en vertu des dispositions prévues par la Constitution et la loi, aussi bien durant la préparation des élections que durant le vote et le dépouillement.