La Foire internationale d’Alger est de retour, avec une 51ème édition qui se tiendra du 8 au 13 mai, c’est-à-dire avant un mois de Ramadhan où il est strictement déconseillé de s’aventurer dans l’organisation de ce type d’événement au vu du coup fatal qu’il risquerait de subir en matière d’affluence et d’intérêt en pleines journées de jeûne.

Mais au-delà du changement de calendrier qu’elle est en train de subir ces dernières années, la manifestation économique number one en Algérie depuis que le Palais des expositions de la Safex existe ne durera cette année que six petits jours. On est donc  loin des deux semaines d’antan qui faisaient durer et prolonger la FIA dans les nombreux pavillons nationaux et internationaux conçus et érigés au lendemain de l’indépendance du pays pour accueillir ce rendez-vous dans sa dimension de vitrine politico-économique du pays.
Les temps ayant changé, et l’économie de marché ayant donné naissance, depuis déjà  près de trois décennies, à  une  cartographie nationale et à des agendas remplis de manifestations du genre en Algérie, la FIA a visiblement fini par  perdre son statut de seul événement qui réunissait, le temps de quelques jours, des entreprises locales, publiques principalement,  et étrangères,  et faisait migrer, une fois chaque année, les Algérois vers les Pins maritimes.
Face à la multiplication et la diversification des salons dédiés qui y prennent place quasiment tout au long de l’année et ses quatre saisons sans pratiquement jamais s’interrompre, la Foire internationale d’Alger n’avait sans doute plus aucune chance de conserver son attrait qu’elle avait autrefois, et il se trouve même aujourd’hui des observateurs qui lui contestent sa raison d’être encore dans une configuration politico-économique qui trouverait des espaces plus opportuns dans les salons professionnels pour étaler grandeur stands ses objectifs et en faire la promotion.
Reste néanmoins qu’au-delà de tous ces salons qui font l’activité presque quotidienne du palais des expositions de la Safex et d’autres lieux de même vocation, la FIA reste un moment toujours sacré dans l’agenda des pouvoirs publics. Et le choix de la Chine comme invité d’honneur de cette 51ème édition semble bien le rappeler. Politiquement et économiquement.