Les habitants de la ville d’Azazga ont renoué avec l’angoisse des glissements de terrain.

Favorisé par les fortes précipitations de ces derniers jours, un glissement de terrain s’est produit, à la sortie nord de la ville, sur l’axe de la RN-12 menant vers Yakouren, au lieudit Thadarthe (polyclinique). Sur les réseaux sociaux, des citoyens n’ont pas manqué d’alerter sur ce nouveau glissement qui n’a, toutefois, pas fait de victimes et n’a pas nécessité l’évacuation des résidents dont les habitations n’ont pas subi de gros dégâts. Toutefois, l’intervention des services concernés de l’Etat est requise, notamment, ceux de l’APC, pour réparer les dégâts engendrés à la chaussée. Cette poche urbaine qui se trouve dans le prolongement du périmètre de la ville, qui s’étend sur plusieurs hectares et classée zone à risque, a connu, à maintes reprises, par le passé, des glissements de terrains dont les traces sont visibles sur la RN12. Toutefois, soupçonnent des riverains, les terrassements effectués sur des terrains avoisinants seraient à l’origine d’affaissement du sol constaté dernièrement.
A Azazga, ce phénomène géologique ne date pas d’hier, il est inhérent à la situation géo-morphologiques de la ville, et ne cesse de menacer des parties importantes de la cité qui connaît un déploiement urbain exponentiel. De grosses lézardes ont ébranlé, il y presque cinq ans, de nombreuses habitations édifiées sur des zones urbaines et suburbaines classées à haut risque, obligeant les pouvoirs publics à élaborer un plan d’urgence pour le relogement des citoyens déclarés sinistrés. La ville d’Azazga n’est pas la seule à être concernée par l’instabilité du sol. La ville d’Aïn El Hammam, à l’est de la wilaya et celles d’Ifilissen et de Tigzirt, situées au flanc nord de Tizi Ouzou sont aussi répertoriées comme étant concernées par ce phénomène géologique que les services concernés de l’Etat ont décidé de prendre en charge.