Les stocks de pétrole brut et d’essence ont progressé aux Etats-Unis la semaine dernière selon des chiffres officiels publiés hier tandis que les réserves diminuent encore au terminal pétrolier de Cushing, centre névralgique pour les prix de l’or noir.

Lors de la semaine achevée le 23 février, les réserves commerciales de brut ont augmenté de 3 millions de barils pour s’établir à 423,5 millions, comme la médiane des estimations des analystes interrogés par l’agence Bloomberg. C’est plus que l’augmentation d’un peu moins d’un million de barils estimée mardi soir par la fédération professionnelle du secteur, l’API.
A leur niveau actuel, ces réserves sont en baisse de 18,6% par rapport à la même époque en 2017 et restent dans le bas de la fourchette moyenne pour cette période de l’année. Egalement scrutés puisqu’ils servent de référence à la cotation du pétrole à New York, les stocks de brut du terminal de Cushing (Oklahoma, sud) ont en revanche baissé, de 1,2 million de barils à 28,8 millions.
Après avoir diminué d’environ 20 millions de barils depuis le début de l’année, ils sont au plus bas depuis fin 2014.
Les réserves d’essence ont de leur côté programmé de 2,5 millions de barils, là où les analystes anticipaient une hausse moins marquée de 600 000 barils.
Elles s’inscrivent en repli de 1,6% par rapport à la même période l’an dernier mais restent dans la partie supérieure de la fourchette moyenne pour cette période de l’année.
Les stocks d’autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole) ont quant à eux reculé de 1 million de barils, soit à peu près ce à quoi s’attendaient les spécialistes (-950 000 barils). Ils sont en repli de 16,0% par rapport à leur niveau un an auparavant mais se maintiennent au milieu de la fourchette moyenne pour cette période de l’année.
Au total, les stocks de produits pétroliers aux Etats-Unis, hors réserves stratégiques, ont progressé de 3,7 millions de barils.
La production de brut est de son côté repartie à la hausse, les Etats-Unis extrayant en moyenne 10,28 millions de barils par jour (mbj). Les exportations se sont repliées, à 1,4 million de barils par jour.
En pleine saison de travaux de maintenance, la cadence des raffineries a continué à reculer, ces dernières fonctionnant à 87,8% de leurs capacités contre 88,1% la semaine précédente.
Les Etats-Unis ont au total consommé en moyenne 20,4 millions de barils par jour de produits raffinés au cours des quatre dernières semaines, une progression de 2,7% par rapport à la même période l’an dernier.
La demande d’essence a progressé de 3,8% et celles des autres produits distillés, de 0,9%. Le prix du pétrole, qui montait légèrement juste avant la diffusion du rapport, reculait: le baril de «light sweet crude» pour livraison en avril perdait vers 16h10 GMT 72 cents à 62,29 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).