La classe politique nationale commence à aborder l’élection présidentielle prochaine prévue le deuxième trimestre 2019. Après le FLN et le RND, qui ont annoncé leur disposition à soutenir la candidature du chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika, au cas où ce dernier décide de se porter candidat

, c’est au tour du parti de l’opposition Jil Jadid de dévoiler sa vision sur cet important rendez-vous électoral. En effet, dans un communiqué sanctionnant les travaux de son conseil national, Jil Jadid a appelé la classe politique de l’opposition à s’unir à l’occasion de la prochaine présidentielle. Le parti estime que le seul moyen pour l’opposition politique algérienne de faire face au candidat du système est de présenter un seul candidat. « Jil Jadid propose d’aller vers un mandat de transition et un candidat unique de toute l’opposition, avec comme objectif principal la remise en ordre des affaires de l’Etat », lit-on dans le communiqué. Quant au choix de la personne et du programme, le parti affirme que ces questions sont à discuter par les partis politiques, les syndicats, les associations, les collectifs et autres. Le recours à des primaires n’est pas à écarter pour désigner le candidat de l’opposition. Pour Jil Jadid, le candidat de l’opposition doit inscrire dans son programme électoral la libération des initiatives dans le domaine économique, la modernisation du système bancaire et financier, la refonte du système fiscal national, la protection de la production nationale, la régulation des monopoles privés et autres. Autrement dit, le parti propose une feuille de route avec une couleur libérale. En outre, la formation politique de Djilali Sofiane estime que cette transition ne pourra réussir que si l’adhésion populaire se réalise. « La transition devra se faire avec et pour la majorité des citoyens. Les plus fiables d’entre eux devraient être protégés », dit-il. « La politique économique et sociale du pays doit aller de pair avec le rétablissement de l’Etat de droit et de la démocratie », poursuit-il.

Abordant la situation générale du pays, le Conseil national de Jil Jadid ne cache plus son inquiétude devant la montée des protestations sociales qui touchent plusieurs secteurs d’activités. « Le Conseil politique, réuni ce 26 janvier 2018, constate avec inquiétude, la lente mais inexorable dérive du pays vers une situation de trouble et d’instabilité », déplore le parti.
Selon cette formation politique, l’exaspération populaire est à son comble, les grèves, les sit-in et les manifestations de rue se multiplient et risquent de prendre une exceptionnelle ampleur en son expression manifeste.
Pour rappel, depuis son retour sur le devant de la scène politique nationale en 2011, le président de Jil Jadid, Djilali Sofiane, insiste sur la nécessité d’unifier les forces politiques de l’opposition autour d’un projet ou un programme commun qui servira de plateforme.