Au moins quatorze soldats maliens ont trouvé la mort, hier, lors d’une attaque contre leur camp au nord du pays, rapporte l’AFP, citant l’armée malienne qui attribue cette action aux terroristes. Les Forces armées maliennes (FAM)

ont été attaquées tôt ce matin aux environs de 4h à Soumpi (Tombouctou). Les FAM déplorent « 14 morts, 18 blessés et des dégâts matériels », a indiqué l’armée malienne. De son côté, un responsable militaire local a indiqué que 10 soldats ont péri lors de cette attaque et que 17 autres ont été blessés. Un bilan confirmé par un responsable civil. Le site maliweb.net évoque, pour sa part, « une dizaine » de soldats tués dans l’attaque du camp militaire de Soumpi qu’il attribue à « une trentaine de terroristes lourdement armés» Cette nouvelle attaque «terroriste » contre un camp militaire malien intervient deux jours après la mort de 26 civils, dont des mères et leurs bébés, tués par l’explosion d’une mine à Boni, dans le centre du Mali, selon un bilan des Nations unies.

L’attaque d’hier intervient aussi à la veille de la tenue du 30e Sommet de l’Union africaine (UA), aujourd’hui et demain à Addis-Abeba (Ethiopie), qui abordera plusieurs questions d’importance capitale pour le continent, notamment celles relatives à la paix et la sécurité, la lutte contre le terrorisme ainsi que les réformes institutionnelles. Un rendez-vous qui aura lieu en l’absence du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, ce dernier ayant indiqué dans un tweet avoir annulé son déplacement dans la capitale éthiopienne pour se rendre, hier, à Boni.
Le Conseil de sécurité de l’ONU, unanime, a sommé mercredi dernier les signataires de l’accord de paix de 2015, signé à Alger, d’en relancer l’application, sous peine de sanctions d’ici à fin mars. Il a évoqué « un besoin pressant de fournir aux populations du nord et d’autres régions du Mali des dividendes tangibles et visibles de la paix » avant les élections prévues cette année.
Censé ramener la paix et la stabilité au Mali, cet accord est resté au stade de la théorie. Pis, depuis sa signature, les attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.
Face à la dégradation de la situation aux confins de ces trois pays, le G5 Sahel a réactivé en 2017 son projet de force conjointe antiterroriste, initialement lancé en novembre 2015. Outre le Mali, le G5 Sahel comprend la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso.n