Décidément, le ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS), El Hadi Ould Ali, semble beaucoup plus préoccupé par le football que les autres disciplines dont il a la charge. Sinon, comment expliquer qu’à chaque fois qu’il y a un problème au niveau du football, le ministre trouve toujours le moyen de donner son avis pour ne pas dire dicter ce que les responsables de la discipline doivent faire ?

L’action du directeur de l’imprimerie officielle intervient après que le président de la FAF, Kheireddine Zetchi, ait signé un document portant délégation de signature dont Reporters détient une copie. Une décision, prenant effet depuis mardi dernier, qui donne délégation de signature à « M. Mohamed Saâd, secrétaire général de la FAF, à l’effet de signer conjointement avec le président de la FAF, tous les actes de gestion administratifs et financiers courants de la LFP». Par conséquent, cette mesure « annule et remplace toute précédente délégation de signature », précise le document.
En d’autres termes, la signature de Mahfoud Kerbadj, ex-président de la LFP, et de l’ex-SG Sid Ali Yahiaoui n’ont désormais aucune valeur juridique.
A ce sujet, il faut rappeler que, selon l’article 20 de la convention entre la FAF et la LFP portant sur le cas de retrait de la délégation, « la structure sera gérée directement par la FAF ». Le putsch est acté.

Pas l’ambition de retourner au poste
De son côté, Mahfoud Kerbadj a décidé de saisir le Tribunal sportif algérien (TAS) en réaction à une démarche « brutale et anti réglementaire de la FAF ». « J’ai décidé de saisir le TAS pour contester la démarche de la FAF en ce qui concerne le retrait de la délégation de gestion des championnats et le changement de délégation de signature. C’est notre droit », a déclaré l’ancien président du CR Belouizdad qui assure : « Je ne le fais pas pour revenir à mon poste, j’étais partant et démissionnaire de la LFP bien avant que la FAF prenne sa décision. J’ai d’ailleurs informé le ministre de la Jeunesse et des Sports de ma volonté de démissionner, sans créer de problèmes ». Kerbadj n’a, en outre, pas apprécié la manière dont on lui a retiré la confiance. « Je suis contre cette façon d’expédier les choses et de maltraiter des responsables qui ont servi le football algérien. La passation de pouvoirs doit respecter une procédure réglementaire que la FAF et le MJS doivent savoir », confie Kerbadj.