Après la grandiose marche du 9 janvier dernier à Oran, les médecins résidents marcheront ce lundi à Tizi-Ouzou.

Le bureau local du Collectif autonome des médecins résidents (Camra) a appelé l’ensemble des blouses blanches des wilayas du centre à se joindre à cette action pacifique qui aura pour point de départ la faculté de médecine de l’Université Mouloud-Mammeri où un sit-in sera organisé à 9 h. La marche prendra, ensuite, l’itinéraire habituel, à savoir le boulevard Mohamed-Lamali (Rue de l’hôpital) et le centre-ville pour se diriger vers le siège de la wilaya, nous explique une source du Camra. Les wilayas qui prendront part à l’action sont Blida, Alger, Boumerdès, Bouira et Sétif, ajoute notre source qui n’exclut pas pourtant que d’autres résidents viendront d’Oran et même de Constantine. «Il y a un manque en termes de lieux d’hébergement. Sinon on aurait pu accueillir tous nos camarades comme ce fut le cas lors de la marche organisée à Oran», précise-t-on encore.
La marche de ce lundi, 22 janvier, intervient au moment où les représentants du Camra sont attendus demain au siège du ministère de la Santé pour prendre part à la réunion du comité intersectoriel installé par la tutelle et composé de différents départements ministériels, pour le suivi de la prise en charge de la plateforme de revendications. Dire que la méfiance des blouses blanches est toujours de mise. D’ailleurs, pour les résidents de Tizi-Ouzou, la dernière réunion entre le ministre Mokhtar Hasbellaoui et le bureau national du Camra, «n’a apporté aucune avancée réelle». «Notre bureau appelle l’ensemble des résidents à rester vigilants, déterminés et mobilisés jusqu’à satisfaction totale et concrète de notre plateforme de revendications», écrit le Camra-TO dans un communiqué sanctionnant une réunion tenue la semaine dernière. Selon notre source, «les préparatifs de la marche vont bon train et l’on compte réussir une grande mobilisation avec la venue des résidents d’autres wilayas», pour, nous dit-on encore, «envoyer un message aux autorités qu’il n’y aura pas de marche arrière sans la satisfaction de nos revendications légitimes».
Pour rappel, le ministre de la Santé, avait lors de sa rencontre avec les résidents, expliqué avoir donné instructions aux DSP appelé de réunir toutes les conditions pour la prise en charge d’un médecin spécialiste avant d’en faire la demande au niveau central. Le professeur Hasbellaoui avait insisté sur «un plateau technique adéquat et un logement équipé», sans quoi aucune demande d’affectation d’un médecin spécialiste ne doit être faite, dans le cadre du service civil.