La période des soldes d’hiver commence aujourd’hui pour s’étaler jusqu’au 28 février. Néanmoins, la communication sur cet événement aura été plutôt timide, sinon inexistante. Seuls quelques articles de presse où affiches publicitaires parcimonieusement dispatchées annoncent les soldes hivernales du 18 janvier au 28 février, soit sur une durée de quarante jours.

Ce qui n’empêche pas les Algériens, de plus en plus nombreux branchés sur ce type de circonstances à valeur de belles affaires, d’affluer en force, dès aujourd’hui, dans les magasins autorisés par la loi à solder leurs produits et où les regards seront orientés vers les grandes affiches à « Soldes de 10% jusqu’à 70% ».
Une démarche qui obéit au règlement en vigueur. En effet, tout agent économique concerné par l’opération de soldes doit rendre publics, par voie d’affichage sur la devanture de son local, les articles concernés, les prix pratiqués avant et durant cette période spéciale qui sert à encourager la consommation et aussi la production. Il faut savoir que les soldes en Algérie sont organisées durant des périodes précises, conformément au décret exécutif n 06-215 du 18 janvier 2006 fixant les conditions et les modalités de réalisation des ventes en soldes, des ventes promotionnelles, des ventes en liquidation de stocks, des ventes en magasins d’usines et des ventes au déballage. « Ces ventes en soldes ne peuvent porter que sur des biens acquis par l’agent économique depuis trois mois au minimum, à compter de la date du début de la période des soldes, qui sont autorisées deux fois par année, soit en période hivernale et estivale», est-il indiqué dans ce décret .
Les commerçants, désirant souscrire à cette opération réglementée, doivent ainsi adresser une demande d’autorisation des ventes en soldes accompagnée des pièces y afférentes requises, avec l’obligation de précision des produits concernés par les ventes en soldes et la période d’exercice.
En principe, le but derrière cette opération de vente en soldes est de stimuler le tissu commercial et de renforcer la concurrence sur le marché pour offrir aux commerçants l’occasion de promouvoir leurs activités et aux consommateurs d’acquérir des produits à bas prix dans un cadre réglementaire, a souligné un responsable des activités commerciales à la wilaya d’Alger.
Pour le ministère du Commerce, l’organisation de ces ventes en soldes constitue une « opportunité importante » pour les commerçants afin de dynamiser et de promouvoir leurs activités et offrent aux consommateurs l’occasion de bénéficier d’un choix plus varié et à des prix promotionnels de divers biens et services.
Or, la culture de la solde trouve encore des difficultés à s’installer en Algérie, se développant d’une manière timide. Cette pratique n’est pas encore suffisamment ancrée dans les habitudes commerciales du pays. Elle n’est pas non plus une pratique largement répandue parmi les professionnels.
En effet, moins de 3 % des commerçants en Algérie sont intéressés par des opérations de ventes en soldes, selon Hadj Tahar Boulanouar, président de l’association nationale des commerçants et artisans (ANCR).