Le Front des forces socialistes a dans un communiqué dénoncé « avec la plus grande vigueur » une « cabale judiciaire contre ses militants de Ghardaïa et met en garde contre toute pression, d’où qu’elle vienne, pour empêcher la justice d’exercer ses missions en toute indépendance ».

Le Secrétaire national du FFS chargé de la solidarité Mosbah Hamou, des membres du conseil national, des cadres de la Fédération de Ghardaïa et des militants de la société civile comparaîtront aujourd’hui jeudi devant le tribunal criminel près de la Cour de Ghardaïa. Les mis en cause sont accusés de « constitution d’association de malfaiteurs dans le but de renverser le régime » et « l’incitation des citoyens à prendre les armes contre l’autorité de l’Etat », ainsi que « l’atteinte à l’intégrité territoriale du pays ». « Ces militants qui ont contribué activement à ramener le calme et à la recherche d’une solution pacifique et durable à la crise qui a ensanglanté cette région du pays n’ont jamais dérogé à la lutte pacifique dans le cadre légal », souligne le communiqué. « Ils seront jugés sur la base d’un dossier monté de toutes pièces par les services de sécurité », accuse le FFS. Ce dernier « exige l’arrêt immédiat des poursuites judiciaires et la levée de toutes les mesures visant à astreindre la liberté de ses militants ». Une forte délégation du FFS, dont le premier secrétaire, le chef du groupe parlementaire, des membres du secrétariat national, des parlementaires, et des élus et cadres du FFS assisteront au procès.