Alors qu’il est acculé par les fédérations sportives algériennes, qui ne ménagent aucun effort, sollicitant même l’intervention des pouvoirs publics pour résoudre le litige les opposant au président du Comité olympique et sportif algérien (COA), Mustapha Berraf devra s’expliquer sur les frais de sa mission de 2016 au profit de l’ACNOA, payée par le Comité olympique algérien.

En effet, selon des documents en possession de Reporters, Berraf a encaissé 176 000 DA et 339 euros de la part du Comité olympique algérien, pour une mission au profit de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA), dont il est président par intérim. D’aucuns savent que Mustapha Berraf est le 1er vice-président de l’ACNOA. Pour revenir à l’affaire des frais de mission, que le président du COA a pris pour assister à la 16e session de l’Assemblée générale de l’ACNOA à l’Ile Maurice et Monaco tenue entre le 16 et 28 novembre 2015, il est utile de noter qu’il a signé, en novembre 2015, une décharge en tant que président du COA assurant l’encaissement de « 1900 euros correspondant aux frais de son déplacement du 16 au 28 novembre 2015, pour assister à la 16e session de l’AG de ‘ACNOA aux les Maurice et au Forum International Peace ans sport à Monaco ».
D’aucuns savent également que les frais de participation à une mission à l’étranger au profit de l’ACNOA sont assurés par ladite Association et non pas par le comité olympique algérien. Or, il se trouve que l’Algérie a été représentée par le secrétaire général du COA, Hafid Izem, lors de cette AG de l’ACNOA alors que le président du comité olympique algérien, Berraf, représente l’ACNOA dont il est le 1er vice-président.

Des articles accablants
Dans la correspondance de l’ACNOA aux membres de l’AG, il est bien mentionné que « chaque délégation d’un comité national ne peut être représentée que par deux membres. Seulement, l’ACNOA a tenu à préciser dans la même missive qu’elle ne prendrait en charge qu’un seul officiel ».
De plus, l’article 22.1 des statuts de l’ACNOA stipule que « les membres du Comité Exécutif de l’ACNOA ne perçoivent pas de rémunération pour les fonctions qu’ils exercent ; toutefois, l’ACNOA prend en charge ou rembourse tous les frais inhérents à l’accomplissement de leur mission dans le cadre d’une politique et d’une procédure clairement établies et approuvées par les organes compétents de l’ACNOA ».
Mieux encore, pour la prochaine réunion du comité exécutif de l’ACNOA prévue à Abuja (Nigéria) les 20 et 21 du mois de janvier en cours, et dans la lettre envoyée aux membres du CE le 22 novembre dernier, l’ACNOA précise que « les factures devront être envoyées au secrétariat au plus tard le 15 décembre 2017, pour permettre à la comptabilité de préparer les remboursements… ». Ce qui prouve, bel et bien, que c’est l’ACNOA qui prend en charge les frais de mission lorsqu’il s’agit d’une de ses réunions.
Là, il est utile de noter que cette fois-ci, M. Berraf serait le président par intérim de cette institution continentale. Pour rappel, M. Berraf a été élu, le 3 novembre dernier, président du continent africain par intérim à l’issue de l’assemblée générale extraordinaire de l’ACNOA qui s’est tenue à Prague. Cette responsabilité est effective jusqu’à la décision finale du TAS de Lausanne et la remise du code de réforme de l’organisation par une commission désignée. Ces décisions ont été entérinées après l’élection controversée du général Lassana Palenfo au détriment de Karka Malbourn dont la candidature avait été invalidée pour tentative de corruption.