Le pèlerinage coûte de plus en plus cher. Cette année, les futurs pèlerins devront débourser au moins 510 000 DA pour se rendre aux Lieux saints. En 2017, ils avaient payé 490 000 DA, ce qui représente une augmentation de 25 000 en l’espace d’une année.

En marge de son intervention devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), concernant la gestion du budget de son secteur pour l’exercice 2015, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a annoncé que le coût du pèlerinage sera revu à la hausse suite à la taxe des 5% imposée par l’Arabie saoudite. Il a indiqué que le coût du pèlerinage, estimé actuellement à 51 millions de centimes, « augmentera d’au moins 2,5 millions centimes », suite à la taxe imposée par l’Arabie Saoudite aux pays arabes et musulmans. Ainsi, les autorités Saoudiennes placent tous leurs espoirs dans le hadj pour éviter une grosse crise économique dans ce cadre. Ajoutez à tout cela notre dinar qui perd de plus en plus de sa valeur par rapport aux devises étrangères, que ce soit au marché officiel ou parallèle.
Concernant l’inscription électronique au tirage au sort, qui aura lieu le 10 février prochain, elle se déroulera « dans les meilleures conditions», a-t-il affirmé.
Un deuxième tirage au sort sera organisé au profit des personnes âgées de plus de 70 ans ayant participé plus de 15 fois et qui n’ont pas eu la chance de visiter les Lieux saints, a lancé le ministre. Soulignant que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika leur a consacré 2 000 passeports, soit 500 passeports de plus par rapport à l’année écoulée. Par ailleurs, M. Aïssa a indiqué que son département ministériel avait gelé la majorité des opérations inscrites par son secteur en 2015, et ce, a-t-il dit, dans le cadre de la politique de rationalisation des dépenses décidée suite au recul des prix des hydrocarbures.
Le ministre a ajouté que 33 opérations avaient été gelées sur un total de 37 inscrites au titre du programme de soutien à la croissance économique, relevant que sur autorisation du Premier ministre, deux opérations ont bénéficié d’un dégel partiel. Il s’agit, a relevé le ministre, de l’opération relative à l’octroi d’aides financières au profit d’associations religieuses pour la construction de mosquées et d’écoles coraniques avec une enveloppe s’élevant à 250 millions de dinars au lieu de 603 millions de dinars.