Trente-deux personnes parmi les bénéficiaires de logements publics locatifs (LPL) distribués dernièrement dans la commune de Bordj Bou-Arréridj seront poursuivis en justice pour avoir effectué des travaux d’aménagement à l’intérieur de leurs habitations, a révélé samedi la directrice de l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI).

Conformément aux directives du chef de l’exécutif local, les personnes ayant procédé à des aménagements touchant aux fondements et à l’aspect architectural des logements sociaux qui leur ont été attribués en septembre dernier, notamment à travers l’élimination de murs, le changement des portes et des fenêtres, seront poursuivis en justice, a affirmé à l’APS, Mme Nadjia Necib. La commission technique de l’OPGI a découvert des cas où les bénéficiaires de logements ont effectué des travaux dont le coût dépassait dans certains cas les frais de réalisation du logement et ont touché à la structure du bien immobilier, a souligné la responsable, précisant que des systèmes de chauffage central ont été installés dans certains logements sociaux. Ces modifications sont «illégales», a ajouté Mme Necib, précisant que les opérations de contrôle se poursuivent à travers tous les nouveaux groupements d’habitations à caractère social affirmant que les sanctions pourront aller «jusqu’à l’annulation de l’attribution de logement». Les justificatifs avancés par certains relatif à la qualité des travaux de réalisation de ces logements s’agissant notamment des installations électriques et du carrelage sont «infondés», a-t-elle considéré, affirmant que «ses services n’ont reçu aucune réclamation dans ce sens». Des mesures ont été prises avec les entreprises chargées de la réalisation des logements sociaux «pour rectifier toute lacune signalée », a affirmé la même source, précisant qu’un bureau au niveau du siège de l’OPGI est chargé pour prendre et répondre aux doléances des bénéficiaires de logement.