« Nos ambitions vont au-delà des préoccupations habituelles de l’AEP, l’éclairage et la poubelle, et on doit penser plutôt au téléphérique, voire le tramway et autres. Nous serons à la mesure de la confiance placée en nous par les citoyens », a déclaré Beghou Abdelhamid, le nouveau P/APC élu dans la liste du Rassemblement national démocratique (RND), lors de son installation en milieu de semaine par le chef de l’Exécutif de la wilaya.

Les ambitions du P/APC vont en compatibilité avec l’extension qui ne cesse de prendre de l’ampleur au chef-lieu de wilaya et la croissance de sa population, approchant les 100 000 habitants, sans pour autant que les structures nécessaires et compatibles avec son statut ne suivent. En effet, promu chef-lieu de wilaya depuis 43 ans, Oum El Bouaghi n’est toujours pas doté d’un marché couvert digne de ce nom pour permettre à ses habitants de faire leurs emplettes quotidiennes. Pourtant l’espace, réalisé à coup de millions de dinars, existe bel et bien à la cité Ben Boulaïd 1. Cependant, la réticence des pseudos -commerçants qui n’ont rien à voir avec l’éthique commerciale, fait que ces derniers ne l’occupent que le weekend seulement et les autres jours de la semaine, ils préfèrent étaler leurs fruits et légumes le long des axes routiers. Ces mêmes commerçants ne cessent de causer des désagréments aux riverains chaque mardi et vendredi par l’étalage de leurs marchandises en dehors du marché et leurs cris et insultes de tous genre dérangeant dès quatre heures du matin les habitants de la cité Ben Boulaïd 1 en dépit des doléances des habitants demeurées malheureusement sans écho. D’autre part, la ville qui accueille chaque jour de la semaine des milliers de visiteurs provenant de tous les coins et même des régions et wilayas voisines ne dispose toujours pas de parking public. Une situation permettant aux pseudos parkingueurs de dicter leur loi aux conducteurs. La circulation routière à l’intérieur de la ville demeure en l’absence d’un plan rigoureux de circulation anarchique dans les divers carrefours, d’autant plus que la réhabilitation des feux tricolores, dégradés depuis 2011, n’a pas eu lieu. Des cités et quartiers, particulièrement au niveau de l’ancienne ville vivent dans le noir ,alors qu’une opération de réhabilitation a permis de sur-éclairer certaines rues notamment certaines institutions, telles le siège de la wilaya. Même la propreté et l’hygiène d’antan de la ville d’Oum El Bouaghi, qui ont fait des jaloux, ne sont plus de mise malheureusement. Le manque d’hygiène est tel que les ordures et poubelles jonchent les trottoirs, les chaussées et regroupent des rongeurs et toutes sortes de bestioles en quête de nourriture. Pis, La chaussée est complètement dégradée dans nombreuses cités avec la présence de nombreux nids-de-poule, causant des désagréments aux conducteurs. Le service de l’état civil, au demeurant modernisé lors de la mandature qui s’est achevée, permettant ainsi un gain de temps pour la confection de n’importe quel document, nécessitera aussi une meilleure organisation afin d’éviter l’encombrement par l’installation d’un distributeur de tickets d’accès aux divers services. Enfin la vie dans la cité nécessite la dynamique des associations et du mouvement de la société civile qui pourront certainement apporter un plus quant à la participation à des décisions communales envers les administrés.