Le monde du rallye-raid doit compter avec le challenge « Sahari » International qui a fait ses preuves et arpente depuis trois ans les contrées du sud algérien et son décor si singulier.

Les applaudissements et les cris des supporters enthousiastes ont rendu mémorable le triomphe des meilleurs pilotes lors de la première étape de ce rallye, qui s’est déroulé jeudi dernier entre Oran et Tiout, à Naâma, sur un total de 510 km.
Cependant, la route qu’ils ont prise était nettement moins glamour. En effet, les participants du « road trip » ont mis à rude épreuve leur talent et leur endurance. Tout a commencé à Oran. Après les vérifications d’usage et les différents contrôles sur la mécanique des machines. Les nombreux présents sur les lieux de la compétition ont été émerveillés par les spectaculaires prestations des concurrents. Les chefs d’orchestre de ce grand show sont de différentes nationalités. En l’espace d’une matinée, la capitale de l’Ouest s’est transformée en une grande fête foraine. D’ailleurs, le départ de la « first » étape a été donné à partir de 8h30, du célèbre front-de-mer d’Oran par le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali. Tous les véhicules motos et autos ont pris le cap droit vers Tiout de Naâma. Les pilotes motos, pour les plus aguerris, ont pris avec eux un jerrican d’essence pour parer à tout imprévu. Idem pour les autres tout-terrain. Ainsi, le départ donné aux concurrents, « ces fous du volant » se sont affrontés sur un parcours de 510 km. Comme circuit, un terrain goudronneux et caillouteux vers la fin, qui, a rendu très difficiles les passages à certains endroits.

L’épreuve « moto-camion » annulée…
Après près de 280 km de liaison sur le bitume, voilà que les pilotes arrivent à l’arrière-pays « tlemcéniens » et plus précisément à El Aricha, pour relier Tiout. Et il faut dire que la vraie course a débuté de ce point, vu que les challengers ont eu à faire le vrai hors-piste qui était vraiment caillouteux sur un parcours de 222 km. Cependant, c’est à ce check-point, qu’une mauvaise nouvelle attendait les « bikers » et les « camionneurs ». En effet, les organisateurs de la Fédération des sports mécaniques ont décidé d’annuler la course pour ces deux catégories, à savoir motos et camions. Ainsi, les motards qui devaient s’élancer les premiers ont été surpris par cette annulation. Les organisateurs ont expliqué cette annulation par un problème purement technique. Prenant la parole, le président de la Fédération des sports mécaniques, Chihab Bahloul, a fait savoir que « la majorité des motos n’ont pas passé le contrôle technique». Et la raison est que « certains participants, notamment étrangers, sont arrivés mercredi à minuit au port d’Oran », soulignant qu’ils n’ont pas eu le temps de le faire et surtout de faire leurs vérifications techniques ». Malgré le coup de gueule de certains, ces derniers ont été sommés de rejoindre la route principale. Déjà, lors de cette épreuve, il n’y avait que 24 participants sur les 99. Pour les résultats, cette épreuve a été dominée largement par les pilotes algériens. En effet, en marge de cette course, il n’y avait que les tout-terrain. D’ailleurs, la première place du podium est revenue à l’Algérien Allahoum Fodil, un habitué des rallyes, avec un temps de 1:12.30. La deuxième place a été raflée par deux Algériens, un certain Daoud et son copilote Hamici. La troisième place est revenue aux frères Djoudi, originaire de Laghouat. En annonçant les résultats, Michel Bizot, partenaire du rallye et directeur de la course, reviendra sur le tracé du parcours « Challenge Sahari 2017 ». Pour lui, « le parcours regroupe toutes sortes de terrains tels que nous réserve le plus beau désert du monde comme les grandes dunes, sables et erg ». De son expérience, il explique que « ce rallye est une course qui propose sur une semaine, un format idéal pour les jeunes et moins jeunes pilotes, pour tous ceux qui ont une activité professionnelle et pour ceux qui vont parcourir le raid ».