Une conférence de donateurs aux victimes du groupe djihadiste Boko Haram au Nigeria et dans les pays voisins du lac Tchad, a abouti vendredi à Oslo à 672 millions de dollars d’engagements de 14 pays, en l’absence notable des Etats-Unis, a annoncé la Norvège. Le montant, promis sur trois ans, est destiné à une région où, selon les Nations unies, 10,7 millions de personnes ont aujourd’hui besoin d’une aide d’urgence. Les Etats-Unis, qui ont changé de président en janvier et comptent réduire leur aide internationale, n’avaient pas de montant à proposer à Oslo. «Les Etats-Unis ont dit qu’ils communiqueraient ultérieurement leur contribution, donc elle n’est pas intégrée», a expliqué le ministre norvégien Borge Brende lors d’une conférence de presse. Les Nations unies estimaient les besoins à quelque 1,5 milliard de dollars en 2017 pour la région du lac Tchad, bordé par le Nigeria, le Niger, le Cameroun et le Tchad. Sur les 672 millions de dollars promis vendredi dans la capitale norvégienne, seuls 457 millions le sont au titre de l’année 2017. Le sous-secrétaire général de l’ONU, Stephen O’Brien, s’est toutefois dit confiant quant à l’objectif annuel. «En une matinée nous avons levé un tiers de cela», a-t-il relevé. Avec les montants promis, «nous ne touchons que la partie émergée des besoins.Néanmoins nous sommes immensément reconnaissants», a déclaré le ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama.