En octobre dernier, lors de la 2e visite faite par les experts de la Fédération internationale de handball (IHF) afin de s’arrêter sur l’état d’avancement des préparatifs pour le Mondial U21 garçons, la crainte de se voir retirer l’organisation de l’évènement s’était installée. Les émissaires de l’instance universelle de la petite balle avaient relevé un « manque d’infrastructures nécessaires à l’organisation de cette compétition.»

Cinq mois plus tard, voilà que le ministre de la Jeunesse et des Sports, El-Hadi-Ould Ali, en marge d’une 3e inspection, estime que «des progrès ont été accomplis en matière de mise à niveau des salles de compétition et d’entraînement.» Serait-ce suffisant pour accueillir la messe mondiale ?
Pour commencer, El Hadi Ould Ali, a réaffirmé, jeudi à Alger, que l’Etat algérien soutient l’organisation du Mondial de handball U21 garçons, prévu en août 2017. Le patron du sport Dz a assuré qu’un suivi «permanent» et «régulier» sera assuré par les services de son département. Le Serbe Milan Petonijevic et le Monténégrin Predrag Pavicevic, ont été reçus par le premier homme du mouvement sportif Dz. Le même qui ne cesse de marteler que «l’Algérie dispose des capacités nécessaires pour organiser des manifestations sportives internationales de grande envergure, sur le plan des infrastructures et différents autres volets.» Néanmoins, la structure suprême du « sport à sept » paraît préoccupée après avoir confié l’organisation du Championnat du Monde de handball 2017 garçons à l’Algérie. Ces visites régulières le reflètent parfaitement. D’autant plus qu’à l’issue de la seconde virée en Algérie établie en octobre 2016 après celle de novembre 2015, l’avis des émissaires faisait état de plusieurs réserves d’ordre « organisationnel et administratif. » L’un des trois spécialistes envoyés par l’instance présidée par l’Egyptien Hassan Moustafa avait certifié, à l’époque au quotidien Horizons, que lui et ses deux collègues n’étaient « pas venus pour vous enlever l’organisation, des réserves ont été émises et nous voulons accompagner la partie algérienne dans l’organisation du mondial » non sans avouer que « l’organisation du mondial U21 n’est pas assurée surtout si les travaux ne seront pas achevés dans les dates avancées par la partie algérienne qui devra faire des engagements par écrit et aura une durée déterminée pour sauver le dossier algérien.» C’est donc une course contre la montre et un combat de crédibilité que l’Etat algérien avait engagés depuis. Concernant ce 3e état des lieux, le MJS a indiqué, via un communiqué, que « cette visite a permis aux experts de l’IHF de visualiser les progrès accomplis en matière de mise à niveau des salles de compétition et d’entraînement » en assurant qu’« un suivi permanent et régulier sera assuré par la Commission nationale chargée de l’organisation des manifestations sportives internationales en Algérie.» Pour leur part, Les « envoyés spéciaux » de l’IHF ont certifié que l’Algérie a « le soutien de l’instance internationale et sa volonté d’accompagner ce processus.»
Lors de la première journée de cette expertise, ces derniers ont visité deux sites retenus pour le Mondial U21, à savoir la salle Harcha et l’Office du complexe olympique Mohamed-Boudiaf. Ils devaient aussi se rendre aux salles de Chéraga, Aïn Bénian et El-Biar durant l’après-midi mais la virée a été annulée. Pourquoi ? On ne le sait pas vraiment mais il est évident que tout n’est pas fin prêt et que l’on a préféré éviter les fausses notes dans le rapport.
Pour la deuxième journée d’inspection, les experts ont visité les salles omnisports de Bordj El-Kiffan et d’Husseïn-Dey, selon le programme de la Fédération algérienne de la discipline (FAHB). A un peu plus de 6 mois du début du Mondial, tout est au conditionnel et l’honneur d’abriter le rendez-vous est plus suspendu au verdict du compte-rendu qui sera remis à l’IHF qu’aux promesses et optimisme du numéro 1 du MJS.