Reporters : Quels sont les critères sur lesquels les membres du bureau local du FDL ont retenu les dossiers de candidature ?

Fouzia Tahraoui : Nous n’avons rien à cacher, nous sommes clairs et notre liste l’est aussi. Notre liste de candidature aux prochaines élections législatives est fin prête depuis quelque temps. La majorité des candidats sont des jeunes dont la tranche d’âge varie entre 25 et 45 ans. L’immense majorité des candidats du FDL sont des militants depuis plus de quatre ans. Quant aux critères, nous avons opté pour les profils universitaires, pour l’ancrage populaire et social des candidats. Nous avons également pris en considération la représentativité des régions de la wilaya pour qu’il y ait un équilibre régional.

Avez-vous déjà désigné le candidat tête de liste au niveau de la wilaya ?

Oui et c’est moi qui serais tête de liste. Ce sont les militants qui m’ont sollicitée pour piloter cette liste pour mon rendement durant les quatre dernières années en ma qualité de vice-président de l’APW de Chlef. En dépit de toutes les contraintes et problèmes que j’ai rencontrés depuis mon élection, j’ai pu tenir le coup, tenir mes promesses et j’ai eu gain de causes dans différentes affaires judiciaires. Je dois ma réussite et ma popularité à ma résistance, mes principes et à ceux du parti malgré l’opposition acharnée que j’ai subie de la part de mes adversaires à l’Assemblée.

Certaines formations politiques préfèrent désigner des hommes d’affaires pour piloter leur liste. Est-ce le cas pour votre parti ?

L’argent, qu’il soit sale ou légal, ne fait pas partie des critères de sélection des candidats dans notre parti. Pour preuve, la majorité des candidats sont de simples fonctionnaires ou employés, y compris moi, qui fus autrefois fonctionnaire à la wilaya. Personne ne nous impose sa candidature au FDL, c’est la base et les militants qui choisissent leurs candidats pour les représenter au Parlement.

La campagne électorale exige un encadrement aussi bien politique que financier. Comment procédez-vous pour financer la vôtre ?

Notre campagne électorale ne va pas être coûteuse. Nos dépenses vont être allouées pour la location des locaux qui serviront de permanences et pour financer les affiches publicitaires. En outre, nos principes ne nous permettent pas d’acheter les voix des électeurs. Nous tenterons de convaincre les électeurs à travers un programme clair et dont les promesses sont réalisables. Les mensonges et les promesses utopiques ne font pas partie de notre campagne électorale. Mis à part moi, qui suis tête de liste, et le deuxième candidat, aucun autre n’est censé dépenser un seul sou. M. Zidane et moi partagerons ensemble les dépenses de la campagne.

Quels sont les moyens et les stratégies pour réussir votre campagne électorale ?

Nous allons, bien entendu, animer des meetings dans le chef-lieu de chacune des 13 daïras que compte la wilaya et dans certaines communes. Nous allons également effectuer des visites aux bourgs et localités éloignés pour toucher à toutes les catégories et classes sociales de la population. Nous misons également sur la campagne de proximité que mènent nos représentants et militants dans les bureaux de permanence, qui vont être installés aux quatre coins de la wilaya.