Dès la publication du décret, les appels d’offres pour la production de 4 000 Mégawatts (MW) d’électricité, à partir du solaire de type photovoltaïque, seront lancés avec une répartition en trois lots de 1 300 MW, a déclaré hier à Alger le ministre de l’Energie, Nourredine Bouterfa, en marge du Forum économique algéro-allemand.

« Le cahier des charges est prêt. Tout est prêt ! », a-t-on appris auprès d’un cadre du ministère. « Dès que le décret apparaîtra, nous lancerons l’appel d’offres en question », a-t-il affirmé. Le décret portera sur les modalités d’investissements privés dans la réalisation de centrales solaires pour la production de l’électricité à partir des énergies renouvelables en partenariat avec les étrangers et non sur les 4 000 MW, a expliqué la même source. Il s’agit de créer une base industrielle autour de ces centrales en Algérie.
L’Algérie possède un programme de 22 000 MW d’ici à 2035-2040. Les opérateurs algériens activant dans le domaine sont, en effet, à la recherche de partenaires étrangers pour soumissionner aux appels d’offres concernés. Certains ont même invité les opérateurs saoudiens, lors de la 10e session du Conseil d’affaires réunissant les deux pays, à investir en partenariat avec eux dans ce projet.
La réponse d’un opérateur saoudien était par une question portant sur la formule adoptée par l’Etat algérien et la répartition de ces 4 000 MW car « les appels d’offres portent sur 100 MW au mieux », selon lui. Une capacité de près de 350 MW est déjà installée et répartie sur 14 wilayas, selon les déclarations officielles dans la presse. Actuellement, 16 centrales de 195 MW sont fonctionnelles et injectent de l’énergie renouvelable dans le réseau électrique. La dernière a été inaugurée en janvier dernier à Adrar d’une capacité de 5 MW. Le programme national vise à produire 47 térawatts par heure.
L’objectif à travers ces projets est de « préserver des ressources fossiles (pétrole et gaz) » et «l’émergence d’une énergie nationale du renouvelable qui favorisera la transition énergétique et le développement durable », avait déclaré en décembre dernier la secrétaire générale du ministère de l’Energie, Fatma Zohra Talantikit. Pour rappel, « l’Algérie a réussi à s’imposer comme l’un des leaders en matière d’énergie durable en figurant parmi les 45 pays dans le monde dotés de politiques énergétiques solides », selon une étude de la Banque mondiale, intitulée «les indicateurs réglementaires pour une énergie durable». L’édition 2017 de ce rapport s’est penchée sur les politiques de 111 pays dans trois domaines, l’accès à l’énergie, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Ainsi, sur un score global de 69 points sur 100, l’Algérie a obtenu la note maximale de 100, selon la même source.