Organisée par la coopérative des Issers, spécialisée dans l’apiculture, et en collaboration avec la Direction des services agricoles de Boumerdès (DSA), la 2e édition de la Foire du miel s’est ouverte hier au Centre culturel islamique de Boumerdès.

L’événement a drainé une affluence considérable venue découvrir le miel et ses variétés auquel plus d’une trentaine d’apiculteurs y ont pris part. Présentée dans divers volumes de pots avec des emballages portant le nom de la localité, la variété, la végétation ainsi que d’autres informations de la fabrication du miel. La manifestation s’étalera jusqu’au 26 de ce mois. Dès l’ouverture de la Foire, le Centre culturel a été pris d’assaut par des citoyens pour se rapprocher des stands érigés à cet effet et voir de près ce produit aux multiples bénéfices alimentaires et curatifs. Les apiculteurs proposaient aux visiteurs de goûter les différentes saveurs de leurs produits. Une invitation à laquelle les citoyens, hommes et femmes, adultes et enfants, répondaient avec plaisir et empressement. Les apiculteurs, en adaptant les prix aux différentes qualités du produit et en proposant des pots de différentes contenances affichant des prix différents et abordables, n’ont pas laissé les visiteurs indifférents puisqu’ils n’ont pas hésité à en acheter. Parmi les variétés du miel, on cite le miel de romarin, d’eucalyptus, d’oranger, de jujubier, d’euphorbe, de différentes fleurs, de thym et de pollen… Les apiculteurs expliqueront que chaque sorte de miel se caractérise par des bienfaits et des vertus spécifiques pour l’alimentation et pour la santé. Les apiculteurs sont unanimes à déclarer que le problème majeur qu’ils rencontrent est celui relatif à la commercialisation. Si Lakhel Mohamed, de la région de Maâtkas en Kabylie, qui dispose de plus 60 ruches installées au milieu d’une forêt, dira que le seul problème réside dans la commercialisation. « Il n’y a pas d’espace pour la vente de ce produit », s’inquiète-t-il en interpellant l’Etat pour prendre en charge ce volet et surtout réfléchir à l’exportation en créant des coopératives étatiques ou bien une grande entreprise privée qui se spécialise dans le miel. Cela va sécuriser l’apiculteur pour produire la quantité et la qualité du miel, justifiera-t-il. En attendant de voir l’Etat se pencher sur cette activité, les apiculteurs continuent de se contenter de vendre leur miel à l’occasion des foires qui d’ailleurs se font de plus en plus rares, s’inquiète Ammi Rabah, un apiculteur de la région de Souk El Had.