«C’est la première fois qu’un homme politique français, qui plus est candidat à l’élection présidentielle, ose s’exprimer avec autant de courage et d’audace sur cette triste période de l’histoire de l’Algérie et reconnaître publiquement qu’il s’agissait d’un crime contre l’humanité et d’actes de barbarie»,

a indiqué le président du parti Tajamoue Amel Jazaïr (Taj), Amar Ghoul, en marge de l’installation du conseil sportif du parti Taj de la wilaya de Médéa, au sujet des déclarations du candidat à la présidentielle française, Emmanuel Macron. Considérant les crimes commis durant l’occupation française comme «crimes contre l’humanité» et de «vraie Barbarie» à l’encontre du peuple algérien.
Amar Ghoul estime que c’est un «geste très fort» de la part d’un candidat à la présidentielle française et un «pas important» susceptible de conduire vers une «reconnaissance officielle» des crimes commis durant l’occupation. Tout en espérant que ces déclarations soient suivies d’actes concrets et de prélude à l’ouverture d’autres dossiers aussi épineux, notamment celui relatif aux essais nucléaires dans le Sahara algérien. Pour rappel, Emmanuel Macron, lors de sa visite à Alger, avait qualifié la colonisation d’«acte de domination et de non-reconnaissance de l’autonomie d’un peuple. Tout en reconnaissant ce crime, je ne veux pas qu’on tombe dans la culture de la culpabilisation sur laquelle, on ne construit rien. C’est ce chemin de crête que je veux que nous prenions ensemble», a-t-il souligné. Avant d’ajouter : «Je pense qu’il est inadmissible de faire la glorification de la colonisation. Certains ont voulu faire cela en France, il y a dix ans. Jamais vous ne m’entendrez tenir ce genre de propos. J’ai toujours condamné la colonisation comme un acte de barbarie. La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime contre l’humanité».
Dans un autre registre, Ghoul a affirmé que la réactivation de l’Union du Maghreb arabe est d’un «intérêt hautement stratégique» pour les peuples de la région, en s’exprimant sur le message adressé par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à l’occasion de la célébration du 28e anniversaire de l’Union du Maghreb arabe (UMA), où il a appelé à «davantage d’efforts en vue de réaliser les objectifs du traité de Marrakech». Pour l’ancien ministre des Transports, l’UMA représente un «espace de concertation et de dialogue» à même de garantir l’émergence d’un pôle régional fort et soudé, capable de faire entendre la voix du Maghreb arabe au sein des différents ensembles régionaux et continentaux, comme l’avait souligné le chef de l’Etat dans son message.