Le président du Mouvement populaire algérien, Amara Benyounès, a animé un meeting populaire, hier, dans la wilaya de Mascara, où il a dénoncé avec force « l’utilisation de l’argent sale durant les élections législatives par certains politiques».

La salle du Centre culturel de Mascara s’est avérée exiguë pour contenir les militants du MPA venus écouter l’intervention de Amara Benyounès. Par cette sortie, le patron du MPA s’est attaqué à certains partis politiques qui utilisent de l’argent pour avoir une place sur la scène politique. En d’autres termes, il a dénoncé le mariage de l’argent et de la politique. Pour lui, « l’argent sale est parmi les principales menaces de la vie politique en Algérie. L’intrusion, le renforcement, voire dans certains cas la mainmise de l’argent sale sur la vie politique nationale sont des menaces qui pèsent lourdement sur l’édification d’un Etat de droit, l’instauration de la démocratie et la garantie de la souveraineté nationale ». S’attaquant à l’opposition, Benyounès en dressera un portrait peu reluisant affirmant qu’elle se trouve dans l’incapacité de mobiliser et peine à exister en dehors de certains médias. Il dira qu’« à part leur haine au président de la République, ces partis n’ont aucun programme et aucune feuille de route ». Plus virulent, il fera savoir que « ces partis viendront à Mascara, où ils dresseront un tableau noir de la situation économique du pays, tout en critiquant le Président ». Dans le même sillage, il n’a pas manqué l’occasion de tacler cette opposition, notamment ceux qui appellent au boycott, en se posant la question : «C’est quoi leur solution ? La rue ? La violence ?» Le président du MPA a fait savoir, par ailleurs, que son parti n’a de problème avec aucun parti et que, lui, personnellement, n’a également pas de problème avec aucune personnalité politique en Algérie. M. Benyounès a incité ses militants à entreprendre une campagne électorale «propre» et à «élever le niveau du débat politique». Par ailleurs, le patron du MPA a appelé à une participation massive des électeurs aux prochaines élections législatives, estimant que de là dépendront la «légitimité et la crédibilité de l’Assemblée nationale et du gouvernement qui en émaneront».
Evoquant, comme toujours la situation économique du pays, le leader du MPA, tout en rappelant le contexte économique actuel de crise économique mondiale, a souligné que « l’Algérie a perdu un peu plus de 70% de ses recettes en devises ces deux dernières années » du fait de la chute des prix du pétrole. Poursuivant ses propos, il soutient haut et fort que « le grand défi à relever est celui de la relance de l’économie nationale ». Pour clôturer son intervention, il a évoqué certains problèmes dont souffre la société algérienne, comme le manque flagrant de main-d’œuvre dans plusieurs domaines. Et cette pénurie, selon lui, commence à toucher pratiquement tous les secteurs économiques.