Les objectifs d’intégration régionale et de construction d’un ensemble économique maghrébin ont été réaffirmés tout comme l’intégration financière maghrébine et l’inclusion financière. L’Algérie, a souligné le ministre des Finances, Brahim Djamel Kassali, exprime sa volonté d’oeuvrer pour cette intégration et la construction d’un ensemble maghrébin solide en dépit des dissensions politiques.

Par Khaled Remouche
La digitalisation dans le secteur bancaire et l’introduction de solutions technologiques pour répondre aux besoins des clients des banques ont été au coeur des travaux du 18e Sommet bancaire maghrébin, ouvert hier, organisé par l’Union des banques maghrébines (UBM) et l’Association des banques et établissement financier (Abef). Fintech et conformité financière, innovation technologique, défis de l’écosystème bancaire et financier et l’inclusion financière sont parmi les principaux thèmes abordés.
Le panel fintech et conformité a souligné que le système bancaire s’oriente vers la digitalisation de la déclaration de soupçon qui, aujourd’hui, est l’objet de beaucoup de documents. Cette procédure avec la digitalisation sera moins complexe et contribuera ainsi à la lutte contre le blanchiment d’argent.
Le ministre des Finances, Brahim Djamel Kassali, a affirmé, dans son allocution d’ouverture, que cette rencontre de haut niveau contribuera sans aucun doute à renforcer les relations entre les pays maghrébins à travers l’approfondissement des liens d’amitié, de coopération économique et politique.
En somme, un plaidoyer pour l’intégration maghrébine, un ensemble économique maghrébin et pour réaffirmer la volonté de l’Algérie d’oeuvrer à cette construction. « L’Algérie, oeuvre, a-t-il ajouté, à appliquer une politique de dialogue et de concertation et à développer de façon commune pour régler les problèmes et développer le partenariat avec les moyens scientifiques et opérationnels. Il a souligné que les défis géostratégiques économiques et technologiques et la digitalisation des moyens techniques modernes à l’ère des alliances politiques et économiques nous contraignent au renforcement de la coopération. Et à élever l’apport de l’innovation et l’intégration régionale et à concrétiser la responsabilité sociale et environnementale en vue d’atteindre l’inclusion financière à l’échelon maghrébin à travers la digitalisation de tous les services bancaires. Une offre également de produits financiers qui répond aux besoins du simple citoyen et à des prix acceptables avec l’élargissement du service public, notamment financier dans toutes les régions en vue de réaliser la croissance économique pour atteindre les objectifs du développement durable.
Le premier responsable du secteur a relevé que l’Algérie oeuvre à jouer un rôle pivot dans la région maghrébine en vue d’accélérer la dynamique de croissance économique. L’organisation par l’Algérie de cet évènement important est la preuve tangible de sa volonté de développer le volume d’échanges économiques intra maghrébins et des échanges d’expériences et d’expertise et le renforcement de la coopération économique ainsi que la concrétisation du partenariat entre hommes d’affaires maghrébins.
Le contexte actuel post pandémie et les tensions dans plusieurs régions du monde contraignent les pays maghrébins à renforcer la culture de la coopération et la mise à la disposition à ces fins de ressources humaines et financières, a-t-il ajouté. La construction d’un système financier maghrébin intégré et concurrentiel nous appelle à faciliter l’investissement et la coordination avec les start-ups et la modernisation de l’administration et du secteur bancaire et le travail selon les standards internationaux en vue de moraliser la vie sociale et la modernisation des systèmes à travers la digitalisation, a soutenu le ministre. Finalement, a-t-il conclu, nous réaffirmons la volonté de l’Algérie de construire un ensemble économique maghrébin solide. Quant à Lazhar Latreche, le président de l’Abef et du conseil d’administration de l’Union des banques maghrébines, il a souligné que l’objectif reste la construction d’un système financier intégré. A cet effet, au cours de la période 2022-23, l’Union des banques maghrébines a prévu un programme dense d’activités en vue de faciliter l’investissement intra maghrébin d’autant que les banques sont le maillon le plus important dans le circuit économique.
« L’UBM a tracé, a-t-il ajouté, une stratégie de travail en vue d’atteindre les objectifs de l’Union notamment le renforcement de la coopération intra maghrébine et rehausser l’apport de l’innovation. » L’UBM, a-t-il ajouté, a déployé des efforts communs qui ont contribué à la formation et au renforcement des relations de coopération financière et économique et la coordination en vue de lancer des projets importants bénéfiques pour tous les pays maghrébins et répondant aux besoins et attentes des citoyens maghrébins à l’ombre du développement technologique qui nous contraint à des efforts supplémentaires pour répondre à ces attentes.
Le président de l’UBM a enfin assuré que l’Union déploiera tous ses efforts en vue d’améliorer l’inclusion et l’intégration financières et à réaliser des progrès dans la digitalisation ainsi qu’à répandre la culture bancaire chez le citoyen maghrébin. n