En quoi le 08 mars 2021 est-il différent de celui de l’année précédente ? La réponse peut être divisée en plusieurs points, sur lesquels il est possible de s’étaler longuement, mais quelques «détails» mériteraient bien de s’y plonger pour essayer de faire un discernement. Il y a par exemple la présence des femmes dans le gouvernement Djerad III (après le remaniement du 21 février dernier). Sur les 34 portefeuilles, elles ont en obtenu 6. Cinq ont le titre de ministre, en l’occurrence Malika Bendouda à la Culture, Hoyem Benfreha à la Formation et l’Enseignement professionnels, Kaouthar Krikou à la Solidarité nationale, la famille et la Condition de la femme, Basma Azouar aux Relations avec le Parlement et la dernière à rejoindre l’équipe de Djerad, Dalila Boudjamâ à l’Environnement. L’ex-championne de Judo, Salim Souakri, est la seule femme du gouvernement à avoir le poste de Secrétaire d’Etat.
L’année dernière, à la même époque, soit en mars, elles étaient au nombre de cinq. C’était encore au temps du Gouvernement Djerad I (janvier 2020-Juin 2020). Trois mois plus tard (Djerad II, de juin 2020 à février 2021), la gente féminine est davantage représentée… avec un seul poste supplémentaire.
En termes de pourcentage, pour les trois gouvernements successifs de Djerad (39 portefeuilles de janvier 2020 à février, et 34 depuis un peu plus de deux semaines), c’est une évolution plus sensible. Les femmes représentaient 13% du staff au début, ensuite c’était autour de 15% pour atteindre enfin 18%.
Evidemment on est bien loin de la parité demandée (et parfois exigée) par certain(e)s. Toutefois, et même si le gouvernement actuel est formé de technocrates, il ne faut pas négliger le fait que les femmes ne soient pas assez présentes sur la scène politique. Un terrain dans lequel elles devraient pourtant être bien plus visibles. D’ailleurs, il suffit de voir le rôle qu’elles ont eu, et qu’elles ont encore, dans le mouvement citoyen déclenché en février 2019. Une présence qui mérite d’être concrétisée par l’émergence de nouvelles figures représentatives, qui vont faire oublier la piètre image de la vie politique algérienne.