Plus de quarante artistes peintres venus de quinze wilayas du pays ont pris part à la 16e édition du festival national des arts plastiques de la ville de Skikda, qui s’est ouvert vendredi dernier, à la maison de la culture Mohamed-Siradj de Skikda en présence de l’adjoint du wali de la willaya.

Abdelwahab Taïbi, directeur de la jeunesse et des sports de la wilaya et organisateur de l’événement, nous fait savoir que «ce festival est une chance pour les amateurs de cet art, afin de faire valoir leur travail. A travers cette manifestation, notre objectif est d’encourager ces jeunes artistes dans leurs démarches». Ajoutant qu’«en marge de ce festival, nous avons aussi organisé un atelier pour les jeunes artistes. Les enfants âgés entre six et douze ans pourront y participer. Le but de cet atelier est d’initier les enfants à l’art dès leur jeune âge».

A propos de la compétition organisée en marge de l’exposition, notre interlocuteur nous précise qu’un jury professionnel, présidé par l’artiste Rabah Bouflora, a été mis en place pour départager et choisir les six meilleurs artistes de l’édition. «Un prix sera remis à la fin de cette aventure artistique. Ce prix est une enveloppe financière symbolique offerte par la direction de la jeunesse et des sports pour les encourager à continuer la pratique de l’art», a annoncé M. Taïbi.

Parmi les artistes participant à cette 16e édition, Hamida Samar, jeune artiste d’Azzaba, nous confie avoir «été formée à la maison de jeunes de Azzaba. Par la suite, j’ai participé à de multiples festivals. Cela m’a permis d’avoir plus d’expérience dans le domaine et de côtoyer des professionnels auprès desquels j’ai beaucoup appris». Elle a aussi expliqué s’être «présentée à ce festival avec trois tableaux. Les organisateurs de cet événement ont choisi l’un de mes tableaux pour participer à la compétition et j’espère être parmi les lauréats».

De son côté, Mohamed Rahmoune de Blida, dont les œuvres se distinguent par un regard novateur et par son excellente maîtrise des techniques malgré son jeune âge, vingt-trois ans, nous explique s’être «spécialisé dans le dessin avec le fusain et plus précisément dans les portraits, surtout de gens célèbres. Je participe pour la première fois à Skikda, mais j’ai déjà participé à d’autres festivals où j’ai décroché des prix, comme récemment à un événement qui s’est déroulé à Blida».

A propos de son parcours, il nous confie être «informaticien de formation mais l’art est ma grande passion.

Dans le domaine artistique, je n’ai jamais eu recours à une formation. Tout ce que j’ai appris, c’est grâce à ma mère qui m’a initié à l’art dès l’âge de 9 ans. Mon premier portrait est celui de Abdelhamid Ben Badis». Selon ce jeune artiste «l’art n’est malheureusement pas reconnu en Algérie. Ils n’ont pas cette culture de valoriser l’art». «L’artiste ne peut pas vivre de sa passion.

Et souvent, il est voué à l’échec et à baisser les bras», a-t-il affirmé. Il est à noter que tous les jeunes participant à l’édition 2018 du salon national des arts plastiques de Skikda arrivent à maîtriser différentes techniques avec passion qui a été transmise aux nombreux visiteurs de l’exposition, charmés par les œuvres et le talent des artistes, malheureusement qui ne sont pas reconnus à leurs juste valeur en Algérie.